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Appel à déserter

 

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Appel à déserter

Après la publication du Manifeste des Désert’heureuses, voici cet appel à la désertion et à la bifurcation des diplômés d’AgroParisTech lors de la remise de leurs diplômes le 10 mai 2022. Serait-ce le signe que le mouvement de désertion des jeunes diplômés français des dites « grandes écoles » s’amplifie ou ne s’agit-il que de la réaction d’une minorité d’étudiants, déçus du système et militant pour un autre monde ? Quoi qu’il en soit, leur propos, de grande qualité, fait chaud au cœur et nous souhaitons bonne chance à ces défenseuses et défenseurs d’une agriculture paysanne. Et d'une sortie du capitalisme...

La Rédaction du blog

Manifeste des Désert’heureuses

 

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Manifeste des Désert’heureuses

« Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, mécaniser, optimiser, informatiser, accélérer, déshumaniser le monde... ». Nous publions ci-dessous le manifeste de ce tout nouveau collectif de jeunes diplômé.es des plus grandes écoles d'ingénieur.es françaises. Il s’agit non seulement de réfléchir à de nouveaux modes de production pour sortir du capitalisme technocratique et productiviste mais aussi d’agir et de faire exploser les remparts que le système de domination des grandes écoles reproduit depuis plus de deux siècles. Une approche militante radicale dont l’IDST ne peut que se réjouir et qui, espérons-le, sera largement suivie.

La Rédaction du blog

Grève scientifique et désobéissance académique : reprenons l’université !

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Voici une initiative de Rébellion scientifique, dans l’esprit comme dans la pratique si peu courante et pourtant si nécessaire que l’Internationale des Savoirs pour Tous (IDST) ne pouvait la rater. Du 4 au 9 avril, Rébellion scientifique appelle à une grande grève mondiale des universitaires et des scientifiques en exigeant des actions immédiates et radicales face à l’urgence climatique. Il appelle en même temps les étudiants à se saisir de cette campagne : « Reprenons l’université ! ». Vous pouvez rejoindre le collectif en signant leur texte reproduit ci-dessous et si vous souhaitez participer à l’une des actions d’avril, toutes les informations sont ici.

Nous sommes des scientifiques et des universitaires qui pensons que nous devons faire éclater la réalité et la gravité de l'urgence climatique et écologique en nous engageant dans une désobéissance civile non violente. Si les personnes les mieux placées pour comprendre ne se comportent pas comme s'il s'agissait d'une urgence, nous ne pouvons pas attendre du public qu'il en fasse autant. Certains pensent que le fait de paraître « alarmiste » est préjudiciable mais nous sommes terrifiés par ce que nous voyons, et nous pensons qu'il est à la fois vital et juste d'exprimer ouvertement nos craintes.

La taille des populations de mammifères, d'oiseaux, de poissons, d'amphibiens et de reptiles a connu une baisse moyenne alarmante de 68 % depuis 1970, ainsi qu'un effondrement apparent des populations de pollinisateurs. À ce rythme, les écosystèmes du monde entier s'effondreront bien avant la fin de la vie des générations actuelles, avec des conséquences catastrophiques pour l'humanité.

Les rétroactions auto-renforcées au sein du système climatique, dans lequel les climats plus chauds provoquent un réchauffement supplémentaire (par exemple, augmentation des feux de forêt, dégel du pergélisol, fonte des glaces) menacent de conduire la Terre de manière irréversible vers un état chaud et inhabitable. Ces effets sont observés des décennies plus tôt que prévu, conformément aux scénarios les plus pessimistes annoncés.

Des vagues de chaleur, des sécheresses et des catastrophes naturelles de plus en plus graves se produisent chaque année, tandis que le niveau des mers pourrait augmenter de plusieurs mètres au cours de ce siècle, déplaçant des centaines de millions de personnes vivant dans les zones côtières. Les scientifiques craignent de plus en plus que des phénomènes météorologiques extrêmes simultanés dans de grandes zones agricoles ne provoquent des pénuries alimentaires mondiales, déclenchant ainsi l'effondrement de la société. Par exemple, la sécheresse en Syrie (2011-2015) a détruit une grande partie de l'agriculture et du bétail du pays, poussant des millions de personnes à se réfugier dans les villes et déclenchant une guerre civile dont le monde est encore sous le choc. Nous sommes confrontés à une crise qui pourrait être des centaines de fois plus grave. Être informé, c'est être alarmé.

Les actions et les plans actuels sont nettement insuffisants, alors même que ces obligations ne sont pas respectées. Le taux de destruction de l'environnement suit de près la croissance économique, qui nous amène à extraire plus de ressources de la Terre qu'elles ne se régénèrent. Les gouvernements et les entreprises cherchent à augmenter la croissance et les profits, ce qui accélère inévitablement la destruction de la vie sur Terre.

  • Pour parvenir à la décarbonisation à l'échelle requise, il faut une décroissance économique, du moins à court terme. Cela n'implique pas nécessairement une réduction du niveau de vie.
  • Pour une transition juste, le coût de la décroissance doit être payé par les plus riches, qui ont énormément profité de l'ordre mondial destructeur actuel, alors que d'autres en ont subi les conséquences.
  • Une transition juste vers un système durable exige que la richesse des 1% soit utilisée pour le bénéfice commun.

Le moyen le plus efficace d'obtenir un changement systémique dans l'histoire moderne est la résistance civile non violente. Nous appelons les universitaires, les scientifiques et le public à nous rejoindre dans la désobéissance civile pour exiger une décarbonisation et une décroissance d'urgence, facilitées par la redistribution des richesses.

Here is an initiative of the collective Scientist Rebellion, in spirit and in practice so unusual but so necessary that the International of Knowledge for All (IKA) could not miss it. From April 4 to 9, Scientist Rebellion calls for the largest global scientific and academic strike in history, demanding immediate and radical action in the face of the Climate Emergency. Simultaneously, they propose the "Take Back the University" campaign to the student body. You can join the collective by signing the following text and if you want to participate to the April actions, all the information are here.

We are scientists and academics who believe we should expose the reality and severity of the climate and ecological emergency by engaging in non-violent civil disobedience. Unless those best placed to understand behave as if this is an emergency, we cannot expect the public to do so. Some believe that appearing “alarmist” is detrimental - but we are terrified by what we see, and believe it is both vital and right to express our fears openly.

The population sizes of mammals, birds, fish, amphibians and reptiles have seen an alarming average drop of 68% since 1970, along with an apparent collapse in the pollinator populations. At this rate, ecosystems around the world will collapse well within the lifespan of current generations, with catastrophic consequences for the humankind.

Self-reinforcing feedbacks within the climate system, in which hotter climates cause additional heating (e.g. increased forest fires, thawing permafrost, melting ice) threaten to drive the Earth irreversibly to a hot and uninhabitable state. These effects are being observed decades earlier than predicted, in line with the worst-case scenarios predicted.

Increasingly severe heatwaves, droughts and natural disasters are occurring year after year, while sea levels may rise by several meters this century, displacing hundreds of millions of people living in coastal areas. There is a growing fear amongst scientists that simultaneous extreme weather events in major agricultural areas could cause global food shortages, thus triggering societal collapse. For example, the drought in Syria (2011-2015) destroyed much of the country’s agriculture and livestock, driving millions into cities and sparking a civil war from which the world is still reeling. We face a crisis possibly hundreds of times more severe. To be informed is to be alarmed.

Current actions and plans are grossly inadequate, and even these obligations are not being met. The rate of environmental destruction closely tracks economic growth, which leads to us extracting more resources from Earth than are regenerated. Governments and corporations aim to increase growth and profits, inevitably accelerating the destruction of life on Earth.

  • To achieve decarbonization on the required scale demands economic degrowth, at least in the short term. This does not necessarily require a reduction in living standards.
  • For a just transition, the cost of degrowth must be paid for by the wealthiest, who have benefited enormously from the current destructive world order, while others have faced the consequences.
  • A just transition to a sustainable system requires the wealth from the 1% to be used for the common benefit.

The most effective means of achieving systemic change in modern history is through non-violent civil resistance. We call on academics, scientists and the public to join us in civil disobedience to demand emergency decarbonization and degrowth, facilitated by wealth redistribution.

He aquí una iniciativa del colectivo Rebelión científica, tan insólita en su espíritu como en su práctica y, sin embargo, tan necesaria que la Internacional del Saber para Todos (IDST) no podía faltar publicarla. Del 4 al 9 de abril, Rebelión científica convoca una gran huelga mundial de académicos y científicos, exigiendo una actuación inmediata y radical ante la emergencia climática. Al mismo tiempo, hace un llamamiento a los estudiantes para que aprovechen esta campaña: "¡Recuperemos la universidad!" Pueden unirse al colectivo firmando el texto reproducido a continuación y para organizar acciones en abril, pueden encontrar la información aquí.

Somos científicos y académicos que creemos que debemos exponer la realidad y la gravedad de la emergencia climática y ecológica mediante la desobediencia civil no violenta. A menos que quienes están mejor situados para entenderlo se comporten como si fuera una emergencia, no podemos esperar que el público lo haga. Algunos creen que parecer "alarmista" es perjudicial, pero nosotros estamos aterrorizados por lo que vemos, y creemos que es vital y correcto expresar nuestros temores abiertamente.

El tamaño de las poblaciones de mamíferos, aves, peces, anfibios y reptiles ha experimentado un alarmante descenso medio del 68% desde 1970, junto con un aparente colapso de las poblaciones de polinizadores. A este ritmo, los ecosistemas de todo el mundo se colapsarán durante la vida de las generaciones actuales, con consecuencias catastróficas para la humanidad.

Las retroalimentaciones que se refuerzan a sí mismas dentro del sistema climático, en el que los climas más cálidos provocan un calentamiento adicional (por ejemplo, aumento de los incendios forestales, descongelación del permafrost, derretimiento del hielo) amenazan con llevar a la Tierra a un estado irreversible de calor e inhabitabilidad. Estos efectos se están observando décadas antes de lo previsto, en consonancia con los peores escenarios pronosticados.

Olas de calor, sequías y catástrofes naturales cada vez más graves se suceden año tras año, mientras que el nivel del mar podría subir varios metros este siglo, desplazando a cientos de millones de personas que viven en zonas costeras. Los científicos temen cada vez más que la simultaneidad de fenómenos meteorológicos extremos en las principales zonas agrícolas pueda provocar una escasez de alimentos a nivel mundial, desencadenando así el colapso de la sociedad. Por ejemplo, la sequía en Siria (2011-2015) destruyó gran parte de la agricultura y la ganadería del país, empujando a millones de personas a las ciudades y desencadenando una guerra civil de la que el mundo todavía se está recuperando. Nosotros nos enfrentamos a una crisis posiblemente cientos de veces más grave. Estar informado es estar alarmado.

Las acciones y los planes actuales son sumamente inadecuados, e incluso estas obligaciones no se están cumpliendo. El ritmo de destrucción del medio ambiente sigue de cerca el crecimiento económico, que nos lleva a extraer de la Tierra más recursos de los que se regeneran. Los gobiernos y las empresas pretenden aumentar el crecimiento y los beneficios, acelerando inevitablemente la destrucción de la vida en la Tierra.

  • Lograr la descarbonización a la escala necesaria exige un decrecimiento económico, al menos a corto plazo. Esto no requiere necesariamente una reducción del nivel de vida.
  • Para una transición justa, el coste del decrecimiento debe ser pagado por los más ricos, que se han beneficiado enormemente del actual orden mundial destructivo, mientras que otros han afrontado las consecuencias.
  • Una transición justa hacia un sistema sostenible requiere que la riqueza del 1% se utilice para el beneficio común.

El medio más eficaz para lograr un cambio sistémico en la historia moderna es la resistencia civil no violenta. Hacemos un llamamiento a académicos, científicos y al público en general para que se unan a nosotros en la desobediencia civil para exigir una descarbonización y un decrecimiento de emergencia, facilitados por la redistribución de la riqueza.

Question préliminaire à tout traitement – de la démocratie à l’université

 

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Question préliminaire à tout traitement – de la démocratie à l’université

Nous republions ci-dessous un entretien paru en février 2022 dans le journal en ligne ResPublica. Deux universitaires et psychanalystes français, Alain Abelhauser et Marie-Jean Sauret (cf. leurs notices biographiques en bas de page), y font part l’un après l’autre, mais en réalité ensemble, de leurs expériences et analyses de l’histoire récente de l’université. Un propos stimulant, où la critique, l’humour et la lucidité s’allient pour ne rien laisser passer. À l’Internationale des Savoirs pour Tous, on ne pouvait qu’apprécier…

La Rédaction du blog

La investigación universitaria, las noticias falsas y la democratización del conocimiento

 

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Publicamos el artículo siguiente de José Manuel Rodríguez Victoriano docente investigador en la Universidad de Valencia en España parecido el 18 de mayo en El Diario. Ilustra la desventura de nuestro compañero de siempre de la Internacional del Saber para Todos (IDST) persecutado por el Partido Popular (PP) y un periódico local por haber publicado las conclusiones de una investigación pública sostenida por el ayuntamiento de Valencia mostrando la reproducción de las desigualdades educativas vinculadas por el “Mapa escolar”. Un ejemplo entre otros, bastante aterrador, de las amenazas que hace pesar las políticas neoliberales sobre la independencia de los investigadores en las universidades públicas, las ciencias sociales y más generalmente los fundamentos de la democracia…

La redacción del blog

En las universidades públicas, la actividad docente del profesorado se complementa con su actividad investigadora. Ambas se orientan estatutariamente a promover el conocimiento y el bienestar colectivo de la sociedad que las sostiene económicamente. Una orientación hacia el ‘bien común’ que, aunque parezca sorprendente en la actual sociedad del conocimiento, no está exenta de peligros y amenazas. La investigación universitaria se puede convertir en una profesión de riesgo cuando en su ejercicio desvela los profundos intereses económicos, religiosos o políticos que determinados actores intentan mantener ocultos. En términos globales, las investigaciones sobre el cambio climático, que desvelan los intereses de las empresas energéticas, o sobre el origen de la actual pandemia y sus vacunas, que ponen en evidencia los intereses de las multinacionales farmacéuticas, ilustran la cuestión. En términos locales, el Convenio de investigación Mapa escolar, que ha mostrado la reproducción de las desigualdades educativas en la escolarización obligatoria en la ciudad de Valencia, nos proporciona un ejemplo paradigmático que desarrollaremos a continuación.

Un ejemplo que nos ha permitido constatar que la persecución de la investigación social que caracterizó las décadas centrales del siglo pasado sigue presente, bajo otras formas, en la sociedad española de 2021. A diferencia del autoritarismo represivo que caracterizó la persecución de la investigación y los investigadores sociales de la dictadura franquista, la criminalización actual es más sofisticada. Ha encontrado en la manipulación de la opinión pública, a través de las noticias falsas su espacio privilegiado de intervención. Su patrón es el siguiente. Se inicia mediante una crítica política desde los sectores políticos o sociales que se sienten amenazados por la investigación. Continúa con la judicialización de la denuncia que, con total independencia de su fundamento jurídico, da paso, al momento crucial del proceso. A saber, un juicio paralelo y una condena mediática de la investigación y sus investigadores desde los medios de comunicación afines a los sectores políticos y económicos que ven amenazados sus intereses. El juicio paralelo se basa en los materiales que han obtenido a través de la filtración delictiva del sumario. La condena mediática se sustenta en su manipulación informativa utilizando sus técnicas habituales: la desinformación, la difamación y la calumnia. Por último, los tres momentos anteriores impactan sobre el propio proceso de investigación, lo condicionan en sus diferentes etapas, y permiten abrir una duda ‘nada científica’ sobre los propios resultados empíricos y sobre la integridad institucional, profesional y personal de la universidad y los investigadores del proyecto. Se trata de una estrategia política y mediática muy efectiva que causa un grave daños a sus víctimas apenas tiene consecuencias para sus promotores. En la actualidad, las universidades públicas españolas son incapaces de enfrentar adecuadamente esta realidad.

Veamos. Según el último ranking de Shanghái, la Universitat de València se encuentra entre las 300 mejores universidades del mundo, esta excelente clasificación no ha impedido que cuando el trabajo investigador de su profesorado desvela los intereses económicos, políticos y religiosos de la escuela privada sostenida con fondos públicos, dicho trabajo se convierta en una tarea de alto riesgo que puede llegar a amenazar su propia integridad personal. Nos estamos refiriendo al proyecto de investigación Mapa escolar. El proyecto parte de un convenio suscrito en 2017 entre la Universitat de València (UV) y el Ayuntamiento de València. Tras su firma por el rector de la Universitat y la concejala de educación en nombre del alcalde, fue objeto de denuncia judicial en 2018 por parte del Partido Popular.

La causa penal iniciada por este partido contra el convenio se archivó en diciembre de 2019 pero la causa mediática aun ha continuado, con la persecución de su investigador principal, quien suscribe este texto, José Manuel Rodríguez Victoriano, convertido en blanco de difamaciones y calumnias por el diario local, Las Provincias. Un diario sostenido como la gran mayoría con fondos públicos, que a lo largo de su dilatada historia ha ejemplificado sobradamente como se puede mentir contando hechos verdaderos o sin necesidad de ellos.

En el contexto de su campaña mediática a favor de las políticas educativas del PP y de los intereses económicos y religiosos de la escuela privada concertada sostenida con dinero público, y abiertamente en contra del estudio ‘Mapa escolar’ y en particular, de su investigador principal, llegará a publicar más de cuarenta noticias, siete de ellas incluyendo fotografías de su investigador principal. Ese señalamiento, acompañado de insultos y amenazas por grupos de extrema derecha ha sido denunciado en comisaria e investigado por la fiscalía.

¿Qué es lo que resulta tan inaceptable en una investigación sobre la educación obligatoria en la ciudad de València, realizada por profesores de una universidad pública? La respuesta es sencilla: lo intolerable es la propia investigación y sus conclusiones. En la investigación, colaboraron diecisiete profesores y profesoras de las Facultades de Ciencias Sociales, Economía, Filosofía y Ciencias de la Educación, Geografía e Historia y Magisterio de la Universitat de València junto a investigadores e investigadoras de la Universitat Autònoma de Barcelona, la Universidad Autónoma de Madrid, la Universidad da Coruña y la Universidad Pablo Olavide de Sevilla. La investigación ha permitido conocer la evolución y la situación actual de la realidad escolar en el municipio de València. Una realidad que había estado oculta durante los veinticinco años de gobierno municipal del PP y cuyo diagnóstico es imprescindible para el ejercicio de las funciones que el Consejo Escolar Municipal tiene atribuidas. En particular, aquellas que le exigen elaborar anualmente un informe sobre la situación del sistema educativo para promover actuaciones y disposiciones municipales relativas a la educación especial, escolarización de población marginada, actividades complementarias y extraescolares y enseñanzas no regladas, así como, actuaciones dirigidas al tratamiento de la compensación educativa, la escolarización de la población inmigrante y el control del absentismo escolar.

La investigación también tenía como objetivo la formación de estudiantes de la Universitat de València en el análisis sociológico de la realidad escolar. En este sentido, veinte estudiantes de ciencias sociales se formaron en la práctica cualitativa de la etnografía escolar con el grupo de investigación “EMIGRA-CER Migraciones” de la Universitat Autònoma de Barcelona y, bajo la tutela del equipo de investigación de la Universitat de València realizaron nueve etnografías escolares.

Por último, el convenio explicitaba que tanto la investigación y la producción de conocimiento como la transferencia social de sus diagnósticos y el debate de sus conclusiones con los diversos sectores sociales implicados, es una responsabilidad que atañe a todas las instituciones de la administración y, en particular, a las universidades públicas. Sus resultados se han presentado en diversos congresos internacionales y nacionales y se han debatido en cuatro seminarios con los diferentes sectores escolares de la ciudad.

En síntesis, la investigación ha mostrado, en primer lugar, que el distrito único no sólo no garantiza el acceso equitativo a la educación pública obligatoria en la ciudad de Valencia, sino que contribuye a incrementar la segregación escolar; en segundo lugar, ha sacado a la luz el abandono que, desde hace dos décadas, arrastran determinados centros públicos de la enseñanza obligatoria y, por último, ha revelado los graves desequilibrios en la red de centros escolares de la ciudad. Dichos desequilibrios conducen a desigualdades que aumentan la segregación escolar y propician la exclusión educativa entre los sectores sociales más desfavorecidos. La síntesis anterior llevó al equipo de investigación a proponer a la administración local y autonómica un plan contra la segregación escolar en la ciudad de Valencia. Dicho plan puede consultarse aquí.

A partir de aquí se imponen dos conclusiones. La más apremiante consiste en destacar que el personal docente e investigador de una de las 300 mejores universidades del mundo no cuenta con un protocolo de defensa que les proteja frente a las falsas noticias y las calumnias mediáticas de las que pueden ser objeto en el desarrollo de sus investigaciones. Los actuales servicios jurídicos de las universidades públicas son claramente insuficientes para atender esta realidad. La denuncia judicial que promovió el Partido Popular fue acompañada de una continua e ilegal filtración de los contenidos del sumario al diario que acosaba a los investigadores que, convenientemente manipulados, propició un juicio mediático paralelo, donde la certeza de culpabilidad, machaconamente repetida en la serie de artículos publicados, sustituyó a cualquier presunción de inocencia, que finalmente el juez decretó. Durante este juicio mediático paralelo la indefensión de los investigadores fue completa.

La Universitat de Valéncia, que cuenta con grandes recursos comunicativos, propagandísticos e informativos, ha sido incapaz, por una parte, de defender ante la opinión pública y ante su propia comunidad universitaria la importancia de los convenios de investigación para la democratización del conocimiento. Por otra parte, tampoco ha sido capaz de dar una respuesta pública adecuada a la persecución mediático-legal que sufren sus investigadores. En definitiva, el proyecto de investigación Mapa Escolar de Valencia debería servirnos para aprender que las universidades públicas deben dotarse de un protocolo de actuación que articule los recursos científicos, jurídicos y mediáticos necesarios para proteger a su personal docente e investigador.

La segunda conclusión tiene un carácter más general, apela desde nuestra condición ciudadana, a la exigencia de veracidad de los medios de comunicación subvencionados con dinero público. Las ciencias sociales llevan décadas señalando que el derecho a la información veraz es una condición indispensable para la salud de las sociedades democráticas. En consecuencia, la posibilidad de continuar construyendo futuros democráticos en nuestras sociedades depende de la regulación de los propios medios y la alfabetización mediática de la ciudadanía. Como ha escrito Roger Silverstone, la moral de los medios puede conducirnos, o bien a una nueva ‘polis’, cuya calidad democrática propicie un ámbito de hospitalidad, responsabilidad, obligaciones y juicios que nos permitan profundizar nuestra vida democrática, o, por el contrario, puede precipitarnos, en nombre de la libertad, a un nuevo espacio de totalitarismo mediático, donde la trivialización informativa, la criminalización de las investigaciones críticas y la expulsión de las diferencias incrementen la barbarie de la ignorancia y la crueldad de nuestros vínculos sociales. La sociedad valenciana no puede estar al margen de esta realidad. Es imprescindible que haga suya la reivindicación de la veracidad informativa. Nos va en ello la democratización de la democracia. Sin la investigación y el conocimiento científico que proporcionan las universidades públicas no es posible el progreso y la equidad social. Cuando el ‘terraplanismo’ y las falsas noticias amenazan la investigación y a los investigadores, lo que de verdad se está poniendo en cuestión son los propios fundamentos de la democracia.

Que vive l’autogestion dans la culture, et partout !

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Que vive l’autogestion dans la culture, et partout !

¡Que la autogestión en la cultura y en todas partes viva!

Let self-governing in culture and everywhere live!

Autogestion. On croyait le mot oublié, vaincu par des décennies d’intériorisation du monde tel qu’il est. Et le voilà qui resurgit, au cœur du mouvement en cours dans la culture, redisant le monde tel qu’il doit devenir. Vendredi 9 avril, l’AG du Grand Théâtre de Tours a voté à une très large majorité l’appel à « que vive l’autogestion dans la culture, et partout ! », reproduit ci-dessous. L’Internationale des Savoirs pour Tous, qui depuis sa création veut contribuer aux combats pour une société postcapitaliste et postproductiviste, ne peut que se réjouir d’un tel appel et vous invite à le propager, dans les lieux culturels occupés, dans les universités et centres de recherche, en France et ailleurs…

La Rédaction du blog

Autogestión. Hemos pensado que la palabra había sido olvidada, derrotada por décadas de interiorizar el mundo tal como es. Y aquí está de nuevo en Francia, en el corazón del movimiento actual de la cultura, redibujando el mundo como debe ser. El viernes 9 de abril, la Asamblea General del Grand Théâtre de Tours votó por amplia mayoría la petición de "¡autogestión en la cultura, y en todas partes!", que juntamos a continuación. La Internacional del Saber para Todos, que desde su creación ha querido contribuir a la lucha por una sociedad poscapitalista y posproductivista, no puede sino acoger tal llamamiento y le invita a difundirlo, en los lugares culturales ocupados, en las universidades y centros de investigación, en Francia y en otros lugares del mundo...

La Redacción del blog

Self-governing. We thought the word had been forgotten, defeated by decades of internalizing the world as it is. And here it is again in France, at the heart of the current movement in culture, redrawing the world as it must become. On Friday 9 April, the General Assembly of the Grand Théâtre de Tours voted by a very large majority to call for "self-governing” in culture, and everywhere! "which is reproduced below. The International of Knowledge for All, which since its creation has wanted to contribute to the struggle for a post-capitalist and post-productivist society, can only welcome such a call and invites you to spread it, in occupied cultural places, in universities and research centers, in France and elsewhere in the world...

The blog’s editorial team

Les Soulèvements de la Terre. Appel à reprendre les terres et à bloquer les industries qui les dévorent.

L’Internationale des Savoirs pour Tous se devait de signer et relayer cet appel du collectif « Les soulèvements de la Terre ». Tonique, radical, il a l’immense mérite de joindre deux imaginaires de la contestation – celui de l’auto-organisation zadiste, celui du renversement des institutions du capitalisme productiviste – et de prévoir toutes sortes de mobilisations aussi bien dans les campagnes que dans les villes. C’est probablement pour ces raisons qu’il rencontre d’ores et déjà un franc succès que vous pouvez, devez amplifier. Toutes les informations de contact sont au bas de l’appel et on retrouvera sur le site du collectif la liste des signatures, collectives ou individuelles, déjà enregistrées, ainsi que le détail pour participer aux « deux saisons » d’actions prévues. Que vous soyez membre ou non de l’IDST, n’hésitez pas non plus à relayer : il est grand temps que les universitaires, chercheurs, empêtrés dans l’ESR néolibéral, redescendent sur terre !

La Rédaction du blog