Pour en finir avec la précarité dans l’Enseignement supérieur et la Recherche

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Pour en finir avec la précarité dans l’Enseignement supérieur et la Recherche

Nous publions ci-dessous les résultats d’une enquête, menée en 2018 en France, sur les conditions de travail et de vie des précaires de l’ESR.
Ces résultats sont aussi édifiants que révoltants, intolérables ! Mais il faut aussi lire avec attention, en fin de billet, les 10 revendications portées par le collectif qui a mené l’enquête. Ces revendications sont autant de propositions alternatives au “tout marché” de l’ESR, auxquelles l’Internationale des Savoirs pour Tous apporte évidemment son plus fervent soutien.

La Rédaction du blog

INVENTAIRE DE LA PRECARITE
des enseignant·es et chercheur·es
dans l’enseignement supérieur et la recherche

Désengagement de l’État, autonomie budgétaire des universités, financement de la recherche sur projet… Quelles conséquences pour les doctorant·es et les docteur·es sans poste ? Le Collectif des travailleur·es précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) fait l’inventaire de la précarité des enseignant·es et chercheur·es.

Quelles étaient les conditions d’emploi et de travail des doctorant·es et des docteur·es sans poste en 2018 ? Quelles sont les conséquences de la précarité sur la qualité de vie et la santé des personnels ? Les résultats de cet inventaire sont alarmants.

1021 réponses ont été recueillies via internet entre le 9 janvier et le 15 juin 2018. L’annonce de ce questionnaire avait été diffusée sur des listes professionnelles et syndicales. Les réponses proviennent de toute la France. Elles concernent principalement les sciences humaines et sociales et, secondairement, le droit et les sciences naturelles. Chaque réponse correspond à un emploi occupé sur la période 2014‐2018. Une même personne a pu signaler plusieurs emplois.

Le questionnaire comprenait 4 sections : caractéristiques de l'emploi, caractéristiques de l'employeur, conditions de travail et expériences de la précarité.

Les emplois signalés sont majoritairement des vacations d'enseignement (31 %), des contrats à durée déterminée (CDD) de recherche (27 %), des contrats doctoraux (16 %), des postes d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) (15 %) et des contrats d’enseignement qui ne sont plus encadrés au niveau national depuis la loi LRU de 2007 (7%).

Cet inventaire intervient dans un contexte de financement de la recherche par projet. Les principaux financeurs des contrats de recherche signalés sont l'Agence Nationale de la Recherche (29 %), l'Union Européenne (14 %), les établissements publics hors recherche (8 %), les universités, les ministères, les collectivités territoriales et les laboratoires de recherche (7 % chacun).

Un accès difficile à l'emploi, même lorsqu'il est précaire

Pour près de la moitié des emplois signalés, l’offre d’emploi n’a pas fait l’objet d’une diffusion publique. Les personnes ont alors pris connaissance de l’offre par le « bouche à oreille » (35 %) ou en étant directement contactées par l’employeur (11 %).

L’accès à l’emploi est particulièrement difficile pour les docteur·es sans poste qui ne remplissent plus les critères d’âge maximum pour les contrats postdoctoraux. Ils/elles doivent aussi justifier d’un emploi principal pour accéder aux vacations d’enseignement (imposé par la loi dans la fonction publique). Par ailleurs de plus en plus d’établissements imposent le statut d’auto- ‐entrepreneur en lieu et place d’un véritable contrat de travail.

Des fiches de postes incomplètes voire absentes

Une fiche de poste doit mentionner la durée du contrat, sa date de début, la rémunération et les missions. Celle- ‐ci est nécessaire à la bonne information des candidat·es sur l’emploi auquel ils et elles postulent. Or la moitié (46 %) des offres d’emploi recensées n’a pas fait l’objet d’une fiche de poste. Ce chiffre est particulièrement élevé pour les vacations d’enseignement (75 %) alors même que les missions confiées aux vacataires varient fortement d’une faculté à l’autre.

 

L’offre d'emploi a-t-elle fait l’objet d'une fiche de poste ?
  Oui Non NSP Total
Vacataire enseignement 6,1 74,8 19,1 100,0
Enseignant-e contractuel-le 44,3 44,3 11,4 100,0
Doctorant·e contractuel·le 22,6 48,2 29,3 100,0
Contractuel.le recherche 57,0 30,0 13,0 100,0
ATER 70,9 17,9 11,3 100,0
Vacation administrative 50,0 42,9 7,1 100,0

Champ : les 1021 emplois signalés dans le cadre de l’inventaire.
Source : Collectif des travailleur.es précaires de l'ESR, 2018.

Un emploi, plusieurs contrats

Seule la moitié des emplois signalés (52 %) ont fait l’objet d’un seul contrat. Les autres ont soit fait l’objet d’aucun contrat (8 %) soit d’au moins deux CDD (40 %). La moyenne pour un emploi de contractuel·le de recherche est de signer deux CDD. Un quart des emplois de contractuel·le de recherche signalés ont fait l’objet de trois CDD.

« Pour un postdoc de 12 mois, on m’a fait signer 4 contrats de 3 mois. »

Des salaires rabotés

Pour un même type de CDD, on observe de grandes disparités de rémunération d’un établissement à l’autre. S’agissant des contrats d’enseignant·e « LRU » (aussi appelés postes de « MCF contractuel·le »), les rémunérations pour les titulaires d’un doctorat varient de 820 à 1980 € pour 192 heures/an et de 1460 à 1980 € pour 384 heures/an. Concernant les contrats de recherche, la rémunération peut varier de 1500 à 2800 €.

Le rabotage de salaire touche aussi des contrats qui sont pourtant encadrés au niveau national. Les missions d’ensei- gnement dans le cadre du contrat doctoral sont remplacées par des vacations, moins rémunératrices, n’ouvrant pas de droits au chômage et sans cotisation pour la retraite. Les postes d’ATER de 12 mois sont réduits à 10, 8 ou 6 mois, ce qui réduit surtout le temps pour la recherche et les congés.

Il existe donc une marge de négociation du salaire et du temps de travail. Pour 14 % des contrats de recherche et 12 % des contrats d’enseignement le salaire a fait l’objet d’une négociation à la hausse avec l’employeur.

« On m’a mis la pression quand j’ai essayé de négocier mon salaire. On m’a fait comprendre que si les conditions ne me convenaient pas, on trouverait facilement quelqu’un d'autre. »

Lutter pour être payé·e

La rémunération des vacataires d’en- seignement nécessite de longs échanges avec des administrations elles- ‐mêmes précarisées. Les vacataires apprennent parfois en cours de semestre qu’ils/elles ne remplissent pas les critères pour être payé·es. En l’absence de mensualisation, la paye est souvent perçue plusieurs mois après le travail effectué. Cela génère des problèmes lors de l’actualisation mensuelle des heures travaillées auprès du Pôle Emploi et peut bloquer le versement des allocations.

« Les vacataires sont des bouche- ‐trous. On me sollicite chaque année deux semaines avant le début du semestre pour assurer un nouveau cours. On me fait comprendre que je ne suis pas en position de refuser si je veux continuer à avoir des heures. »

La pression des titulaires

Les enseignant·es- ‐chercheur·es titulaires se montrent parfois abusifs dans leurs pratiques d’encadrement des non- titulaires. Un quart des contractuel·les de recherche (24 %) et un tiers des vacataires d’enseignement (30 %) ont effectué durant leur mission des tâches qui n’étaient pas initialement prévues : heures supplémen- taires non- ‐rémunérées, surveillance d’examens, correction de copies, suivi de mémoires etc. Ces « extras » sont souvent présentés comme étant « bons pour le CV », alors qu’ils sont la condition renouvellement de contrat.

« Je suis vacataire d’enseignement et, selon mes calculs, ma rémunération est de 3 euros de l'heure réellement travaillée. Les photocopies sont à mes frais. Cerise sur le gâteau : je dois surveiller un amphi d'examen sans rémunération supplémentaire. Curieux quand on est soi- ‐disant payé à l'heure de présence ! »

Mettre de l’argent de sa poche

Un contrat sur deux implique des avances de frais. Un contrat sur trois implique des frais non pris en charge : titres de transport, outils de travail, dépenses liées à l’activité de recherche, etc.

Des infrastructures défaillantes

Souvent les enseignant·es et chercheur·es non- ‐titulaires n’ont pas accès à des infrastructures pourtant essentielles au bon exercice de leurs missions : les codes et les badges pour accéder aux locaux et aux salles de cours, une adresse e- ‐mail professionnelle, les cartes de bibliothèque et de cantine, un bureau pour travailler, un casier pour entreposer des copies, une photocopieuse pour préparer les supports de cours, un accès au parking ou aux installations sportives de l’établissement. À ces problèmes s’ajoutent les problèmes structurels de l’université : pannes de chauffage, insalubrité des locaux, pénurie de salles, matériel informatique défaillant...

L’élitisme ne protège pas de la précarité

La réduction des budgets de l’ESR ne suffit pas à expliquer la précarité. Les établissements les mieux dotés sont parfois ceux qui ont les pires pratiques en tant qu’employeurs. Plus de la moitié (53 %) des contrats conclus en tant qu’auto- entrepreneurs le sont au sein de « Grandes Écoles » de commerce ou d’ingénieur. Le non- ‐respect des conditions de rémunération initialement annoncées y est aussi plus courant dans les Grandes Écoles : 18 % contre 13 % à l’université et 10 % dans les Établissements publics à caractère scientifiques et technologique (EPST) type CNRS ou Inserm.

« Après 10 ans en tant qu’enseignante de langue dans une grande école, je n'ai jamais signé de contrat ni reçu de bulletin de paye ; je suis obligée de maintenir un statut d'auto- entrepreneure ; et je suis payée avec 2 mois de retard par rapport au travail effectué. »

Cumuler les emplois précaires

Les enseignant·es et chercheur·es non- titulaires complètent souvent leur emploi dans l’ESR par d’autres emplois précaires dans d’autres secteurs, comme les associations, les institutions culturel- les (gardien·ne de musée), l’éducation na- tionale (assistant·e d’éducation), les entre- prises (manutention, nettoyage) ou l’auto- entreprise (cours particuliers, travail du sexe).

Une vie en surmenage

Ces conditions d’emploi et de travail affectent la qualité de vie des personnels :

  • Déménagements fréquents
  • Temps de transport importants
  • Manque de temps pour soi et pour ses proches
  • Absence de protection sociale (ex : les vacations n’ouvrent pas de droit au chômage et à la retraite)
  • Instabilité, énervement, découragement

« Le surmenage est encouragé, c'est une règle tacite. On te dit de ne pas compter tes heures. Cela m'a mené à un épuisement physique et psychologique proche du burn- ‐out, dès ma deuxième année de thèse. »

Souffrir de problèmes de santé

En lien avec ces situations, les problèmes de santé les plus fréquemment cités sont :

  • Anxiété, fatigue chronique
  • Baisse de l’estime de soi
  • Détresse, solitude
  • Vertiges, baisses de tension
  • Dépendances (tabac, alcool, médicaments)
  • Maux de dos (blocages, contractures, lumbagos, névralgies)
  • Burn-out

« La précarité use mentalement et physiquement. Une partie de l'esprit est en permanence préoccupée par le devenir professionnel. »

S’endetter auprès de ses proches

La précarité conduit enfin à l’endettement. 46 % des répondant·es ont emprunté de l’argent au cours des quatre dernières années. Parmi elles et eux, 86 % ont emprunté de l’argent à des membres de leur famille (conjoint·es, parents, grands- parents, sœurs, frères, etc.), 16 % à la banque et 2 % à des services sociaux (fonds d’urgence des établissements, assurance maladie, assistance sociale).

« J'en ai marre d'être une petite junior à vie, à trente ans passés et après dix ans d'études ! »

Que faire contre la précarité ?

Nous interpellons la Ministre de l’ESR, les présidences d’établissement et les collègues enseignant·es et chercheur·es titulaires sur la base de la plateforme de revendications que nous avons adoptée le 29 mai 2016 lors de nos premières Rencontres Nationales :

1. Titularisation de tous les personnels travaillant sur des fonctions pérennes.

2. Création massive et financement public de contrats doctoraux et de postes d’enseignant·e- ‐chercheur·e titulaires.

3. Audit public sur l’état de la précarité dans l’ESR.

4. Mensualisation du paiement des vacations et respect du droit du travail.

5. Fin du travail gratuit et rémunération de tout travail effectué dans l’ESR.

6. Exonération des frais d’inscription pour tou·tes les doctorant·es en tant que travailleur·es de l’université.

7. Transparence dans l’attribution des postes et des financements.

8. Allongement de la durée de rattachement des docteur·es sans poste à leur laboratoire, avec accès aux locaux et aux financements au même titre que les titulaires.

9. Abrogation des critères de nationalité dans l’accès aux études, aux financements et aux postes.

10. Plan national de lutte contre les discriminations sexistes et racistes dans l’ESR.

https://precairesesr.fr
inventaire@precairesesr.fr

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Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
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All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
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Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
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In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.

En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…

In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…

Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
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  1. Monde

    La grève mondiale de la jeunesse pour le climat du 20 septembre a mobilisé plus de 4 millions de manifestants sur tous les continents.

    The global climate strike of September 20th has mobilised more than 4 million activists all over the continents.

    La mobilización mundial de la juventud por el climá del 20 de Septiembre ha reunido más de 4 millones de activistas en todos los continentes.

    A mobilição global juvenil do clima de 20 de setembro mobilizou mais de 4 milhões de pessoas de manifestantes em todos os continentes.

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    • Sénégal
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      Tandis que plusieurs grèves éclatent en octobre dans différentes universités pour revendiquer de meilleures conditions de vie et revoir la politique d’orientation des étudiants.

    • South Africa
      AfriqueDuSudUniversity campus shuts after protests in which cows are killed on 31 August.
      Seven students, including Nelson Mandela University students representative council chairperson Bamanye Matiwane, have been arrested following protest action at the university's Port Elizabeth campus on Monday.
      It is believed students protested because of safety and security concerns at the university.
    • Uganda
      OugandaMakerere University was this week a centre of violent protests where security and students clashed after the latter went on strike to protest against a 15 per cent tuition policy that was recently approved.
  3. Amérique du Sud
    • Chile
      Chile La protesta estudiantil empezada contra el aumento del metro derivó en una crisis social, con los manifestantes en las calles luchando por la dignidad despuès de 40 años de políticas neoliberales llevadas en el país desde la dictadura de Pinochet (1973-1990).
      La semana del 14 de octubre ha estado marcada por la evasión masiva en el Metro de Santiago iniciada por estudiantes secundarios, que poco a poco a sumado a usuarios en protesta por el alza en el precio del pasaje del sistema de transporte subterráneo.
      Unos comparan el movimiento a la revolución de la Chaucha hace 70 años.
      A pesar de la revocación del « tarifazo » por el gobierno Piñera, se han extendido las protestas en todo el país.

      Il y a 2 semaines, les lycéens chiliens ont commencé à frauder dans le métro pour protester contre la hausse du prix du ticket et les injustices du néolibéralisme dont le Chili a été le plus grand laboratoire mondial pendant la dictature de Pinochet (1973-1990). Depuis un soulèvement populaire est en place. Un entretien intéressant avec un manifestant dans Lundi matin pour comprendre le contexte général de ces énormes manifestations au Chili.
    • Colombie
      ColombieLa marcha de los estudiantes en Bogota termina con fuertes disturbios. Con disfraces, máscaras y catrinas, miles de estudiantes se movilizaron el jueves 31 de octubre desde diferentes puntos de Bogotá para defender, entre otros temas, la autonomía y el uso excesivo de la fuerza por parte de los uniformados en otras regiones.
    • Perú
      PerúAlumnos de la Universidad San Luis Gonzaga de Ica (UNICA) protagonizaron una batalla campal al interior y a las afueras de la casa de estudios, luego que un grupo de ellos intentara tomar el campus para hacer escuchar sus exigencias.
      De acuerdo a información brindada por algunos estudiantes, en una reunión llevada a cabo la mañana de este miércoles 11, un grupo acordó realizar la toma ya que se oponen a cambiar la tarifa social que se cobra por derecho a comedor universitario.
      Pero resulta que el motivo por el alza en el cobro en el comedor universitario no sería el único motivo de las protestas, sino que también una facción de alumnos exige la convocatoria de nuevas elecciones para lograr el cambio de gestión y la salida del rector Magallanes, a quien acusan de corrupción y malos manejos en la universidad.
    • República Dominicana
      SaintDomingueReclaman en Dominicana incremento del presupuesto de UASD
      Santo Domingo, 1 oct (Prensa Latina) Varias organizaciones de la Universidad Autónoma de Santo Domingo (UASD), reclamaron hoy en esta capital la entrega a ese centro del cinco por ciento del Presupuesto General que le corresponde.
      Los manifestantes repelen a pedradas a los efectivos policiales, quienes lanzan bombas lacrimógenas hacia los mismos.

  4. Asie
    • Hong Kong
      Youth has been very active in the Hong Kong’s protests of the last months. “The young have the most to lose since they will be the first generation under the Bill”. “We are just fighting for what we believe in”, explains a protester in the streets of this very specific Chinese island.
      Many Chinese students in Australia supporting Hong Kong and China to arrest the riot. Pro-China and pro-Hong Kong students clash at University of Queensland.
  5. Europe
    • Grèce
      Thousands of students marched against the new conservative government in Athens protesting the abolition of a law that banned Greek law enforcement from entering university grounds. Greece overturned the university sanctuary law in August.
  6. Proche Orient
    • Irak
      Dans un pays où plus de 60% de la population a moins de 25 ans, la jeunesse rejoint le mouvement de contestation et manifeste dans plusieurs villes du pays. Dans cet article du Monde du 28 octobre 2019, plusieurs témoignages d’étudiants appellent à la démission du gouvernement « Sans pays, pas d’école », rétorque un étudiant. « On veut que le gouvernement démissionne immédiatement, ils démissionnent ou on les dégage », lance-t-il.
    • Jordanie
      Après un accord sur les salaires, les enseignants suspendent leur grève.

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  1. Amérique du Sud
    • Colombia
      Una campaña para denunciar las amenazas de muerte contra líderes sindicalistas está en marcha como lo subraya la federación mundial de los sindicatos, Internacional de la Educación.
      En efecto, en una nueva publicación de FECODE y la Escuela Nacional Sindical se registran 6.119 violaciones del derecho a la vida, la integridad física y la libertad de los y las docentes sindicalistas en Colombia entre 1986 y 2016. Entre ellas figuran 990 asesinatos, 78 desapariciones forzadas y 49 atentados contra la vida, además de más de 3.000 amenazas y más de 1.500 desplazamientos forzados.
  2. Asie
    • Thailand
      Pro-democracy student protesters aim for ambitious political change. Fighting for three demands (resignation of Prime Minister Prayuth Chan-ocha, changes to a constitution drafted under military rule; and, reforms to the constitutional monarchy), they won’t back down until the government agrees the three demands, says one of the more senior protest organizer.
      Voranai Vanijaka, a political analyst at Bangkok’s Thammasat University, said tech-savvy youths in both territories, Hong Kong and Thailand have “shared cultural values, the love for freedom and the courage to fight for change”.
  3. Europe
    • France
      © Natacha Thiéry
      Une nouvelle étape dans la lutte contre la Loi de programmation de la recherche (LPR). Malgré le confinement, un rassemblement autorisé a réuni plus de 1200 personnes, place de la Sorbonne le 17 novembre 2020 où devait être votée en deuxième lecture la LPR. Cette loi liberticide, qui a finalement été votée, aggrave non seulement le démantèlement du statut de fonctionnaire et la précarisation du personnel et des étudiantes et étudiants, mais elle instaure aussi depuis son passage au Sénat un délit de désordre au sein de l’enceinte universitaire passible de 7 500 euros d’amende et un an d’emprisonnement.
    • Hongrie
      "Free country, free university”, chanted thousands of students as they marched through the streets of Budapest on 23 October on the anniversary of the 1956 Hungarian revolution. They supported the 300 students who have been occupying their university of Theatre and Film Arts (SZFE in Hungarian) since the end of the summer.). SZFE’s previous senate and leadership announced their resignation on Aug. 31, saying the foundation that took over the university on Sept. 1 under a government decree had deprived them of “all essential powers”.
      The students were forced to stop the blockade due to new Coronavirus restrictions on November 9 but the fight for university’s freedom and independence in the Hungary of Orban will go on.

Lettre ouverte aux parlementaires sur la LPPR

 

fr-FR

Lettre ouverte aux parlementaires sur la LPPR

Nous publions ci-dessous une lettre du collectif « Sauvons l’Université » adressée le 17 septembre 2020 aux députés et sénateurs français. Elle concerne le projet de « loi de programmation pluriannuelle de la recherche » (LLPR), récemment renommée « loi de programmation de recherche… » (LPR), ce qui ne change évidemment rien à son infâme contenu ! Fidèle à la stratégie du grignotage néolibéral poursuivie depuis maintenant plus de 40 ans (on profite d’une grande ou petite victoire pour lancer une nouvelle offensive voleuse, antisociale et irresponsable), cette loi vise à accélérer le démantelement du statut de la fonction publique dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) – comme d’autres lois le font dans d’autres secteurs – et à aggraver, sous couvert d’« innovation », l’asservissement de l’ESR aux intérêts du capitalisme, multinationales en tête. Le savoir, y résister comme le font « Sauvons l’Université ! », « L’Internationale des savoirs pour tous » et tant d’autres collectifs dans l’ESR ou partout, c’est déjà préparer l’avenir, forcément révolutionnaire, d’une société postcapitaliste et postproductiviste.

La Rédaction du blog