Monde d’avant et monde d’après

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Monde d’avant et monde d’après

Ce qui vient de frapper l’humanité avec la pandémie de Covid-19 a largement excédé les facultés de jugement de la plupart d’entre nous face à la fragilité et la vulnérabilité du monde que nous avons fabriqué. L’agitation de nos contemporains, englués dans une vie nourrie d’« infos », de « tweets », et de « fausses nouvelles » a crû à proportion de la sidération qui s’est emparée d’eux depuis le début de la pandémie. Jusque-là en effet, une majorité de l’humanité anesthésiée par son adhésion au consumérisme ou, au contraire, par son enfermement dans la survie et l’humiliation, avait tout encaissé sans presque broncher : la « crise de la vache folle », la catastrophe de Tchernobyl puis celle de Fukushima, l’épidémie du SIDA, le SRAS, le virus Ebola, la « crise financière » de 2008-2009, le changement climatique et l’érosion de la biodiversité, etc. Or toutes ces manifestations, qu’on les appelle « crises », « accidents », « catastrophes », relèvent en réalité du fonctionnement « normal » de la société du risque dans laquelle les investisseurs, les ingénieurs, les technocrates et les assureurs ont décidé de nous faire vivre. Mais pour tous ces spécialistes et autres experts, le bilan des paris épidémiques qu’ils ont engagés dans la dernière moitié du XXe siècle est indéniablement positif : selon eux en effet, l’espérance de vie n’a pas cessé d’augmenter, la pauvreté de régresser, la santé de s’améliorer, etc.

Signe, malgré tout, de ce que certains n’avaient pas renoncé à toute forme de dignité, la révolte des « gilets jaunes » contre leur précarisation, puis les grandes grèves contre le démantèlement du service public et la réforme des retraites, étaient parvenues à jeter des centaines de milliers de personnes dans les rues pendant des mois et des mois. Et c’est loin d’être fini ! Car toutes ces catastrophes et épidémies se déploient, ainsi que l’avait écrit Svetlana Alexievitch à propos de Tchernobyl, comme des arbres qui poussent dans la forêt des désastres qui ravagent la Terre aujourd’hui. La Terre, en effet, à laquelle l’humanité sera rivée pour longtemps encore, et non la planète, considérée par les partisans de la conquête et de l’illimitation comme un laboratoire à ciel ouvert pour les expérimentations les plus folles.

Jusqu’au milieu des années 1980, des alternatives à la poursuite mortifère du productivisme étaient encore envisageables. Au lieu de quoi, sous couvert de la recherche d’une « troisième voie » entre capitalisme et communisme, « gauche » et « droite » de « gouvernement » ont continué à célébrer les vertus indépassables du marché, de la concurrence non faussée, de la dérégulation et de l’innovation. Jusqu’à aboutir, après la première tentative d’Emmanuel Macron, au dernier avatar du « ni droite ni gauche » que, parmi d’autres et non sans cynisme, tentent d’incarner aujourd’hui le mouvement « Le jour d’après » ou les inquiétants appels à un gouvernement d’union nationale. Car c’est bien sous ces habits-là que le néolibéralisme et, plus encore, le capitalisme numérique allié à la finance et à la technocratie se sont subrepticement emparés de la vie sociale en la dissolvant dans un lacis de dispositifs. La notion de risque, le calcul des probabilités et les évaluations en termes de coût/avantage ont, en la matière, joué un rôle déterminant dans la volonté de substituer une gouvernance par les experts à la vieille politique et à l’ancien monde.

À partir du milieu des années 1980, il devint de plus en plus difficile d’aller à contre-courant de l’optimisme technologique et économique qui avait contaminé la grande majorité des politiques et des experts. Et il faut donc rappeler que cette euphorie fut, sous la qualification de « mondialisation heureuse », le principal moteur de la catastrophe à venir : « Le néolibéralisme, qui veut faire de la concurrence l’alpha et l’oméga de l’organisation sociale, se voit conduit à l’imposer d’en haut, disciplinairement, et aboutit à un hybride cumulant les défauts du marché et de la bureaucratie. C’est en ce sens qu’il est permis de parler pour la France d’un néolibéralisme d’essence dirigiste1 ». On pourrait aussi bien parler à ce propos d’un mariage entre la carpe et le lapin, ou d’une chimère, dont la viabilité ne saurait durer éternellement. Qui, ainsi, aurait pu prévoir qu’un redoutable virus venu de Chine pourrait, malgré le déni de certains, lui porter un coup potentiellement fatal ? Potentiellement, en effet, car pour le moment en tous cas, l’impuissance des médecins et l’incapacité des experts et des politiques à enrayer la pandémie et les conséquences qui vont en découler a, en France en particulier, suscité autocritiques et repentir du gouvernement et même du chef de l’État. De leur côté, les candides et les incorrigibles optimistes semblent s’attendre à ce qu’advienne enfin le règne du « plus jamais ça ! ».

Ce qui, depuis longtemps, s’était déployé comme une sorte de processus a en réalité résulté de l’extension du calcul en termes de bénéfices/risques à toutes les institutions et activités humaines : la santé, l’enseignement, les assurances et, plus généralement toutes les politiques publiques. Au risque qu’apparaisse, à l’occasion d’une nouvelle crise, un effondrement de la confiance qu’accordaient les acteurs sociaux à ce qui s’apparente en réalité à un nouveau type de gouvernement qu’on appelle aujourd’hui gouvernance. C’est dans les années 1980 à 2000 que se sont déployées, à partir de la Californie, les stratégies qui ont accompagné la désindustrialisation de la « vieille » Europe, la Chine et l’Inde devenant alors respectivement l’usine et le bureau de la planète. Avec l’avènement de la société du risque, le développement des systèmes experts, des réseaux et des délocalisations a largement détruit les relations concrètes de « face à face » dans des sociétés de plus en plus soumises à la tyrannie de la traçabilité et du sans contact. Durant ces quarante dernières années, le travail de déconstruction et de remodelage de ce qui s’était présenté, au sortir de la seconde guerre mondiale, comme un édifice capable de résister aux excès du marché dérégulé, n’a en effet jamais cessé. Jusqu’à ce que, sous l’emprise d’une pandémie, le pouvoir et la finance semblent redécouvrir les vertus de l’État-Providence et d’un vaste secteur public déjà largement délabrés par le procès de dissolution générale de la société et de contrôle électronique de la vie d’individus atomisés.

Mais, nous ne voulons toujours pas croire ce que nous savons et, en premier lieu, que la superficie du monde habitable ne cesse de rétrécir pour une population qui, elle, ne cesse d’augmenter et dont les conditions de vie, pour une fraction croissante d’entre elle, vont continuer à se dégrader. Si rien ne change, et rien sur le fond n’indique que cela pourrait changer, sauf à empirer, ce n’est plus dans l’incertitude que nous allons devoir vivre, mais dans l’imprévisibilité totale. Le moment semble pourtant vraiment venu, cette fois-ci, de se poser quelques questions fondamentales.

La pandémie de coronavirus a engendré de multiples dégâts dans le domaine de l’enseignement supérieur et révélé l’importance des liens incestueux unissant la recherche « scientifique » aux investisseurs et à l’industrie pharmaceutique. Ainsi, l’offensive déjà largement engagée contre les Cours Magistraux (CM) et les Travaux Dirigés (TD) dispensés en « présentiel » (sic) va-t-elle se poursuivre et s’intensifier dès la prochaine rentrée universitaire avec son cortège de suppressions de postes et de précarisation accrue des personnels. De la même manière, au nom du désir de reconnaissance et de la soumission au terrible diktat « publier ou périr ! », les études biaisées (comme celle parue récemment dans The Lancet) vont continuer à proliférer. Les technologies numériques qui constituent le support et les moteurs de cette destruction massive sont-elles, comme se l’est demandé le groupe Pièces et Main d’œuvre de Grenoble, vraiment nécessaires ? Pourquoi celles-ci plutôt que d’autres ? Quels problèmes sont-elles censées résoudre ? À qui profitent-elles ? En quoi modifient-elles nos vies, nos rapports sociaux, notre condition humaine, notre environnement – et ces changements sont-ils ceux que l’on souhaite ? Quelles sont nos priorités collectives ? Quelles valeurs voulons-nous défendre ? Bref, des questions politiques, philosophiques et morales si l’on veut. Que chacun, membre de la Cité, peut et doit se poser ; qu’il maîtrise les sciences de l’atome ou qu’il ne sache pas lire.

Yves Dupont, sociologue, est notamment l’auteur de L’Université en miettes (2014) et co-auteur du Sacrifice des paysans (2016).

1 Jean-Paul Malrieu, La science gouvernée. Essai sur le triangle sciences/techniques/pouvoir, Librairie Ombres blanches, collection « Rue des Gestes », 2011, p. 86-87.

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Manifeste des Désert’heureuses

 

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Manifeste des Désert’heureuses

« Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, mécaniser, optimiser, informatiser, accélérer, déshumaniser le monde... ». Nous publions ci-dessous le manifeste de ce tout nouveau collectif de jeunes diplômé.es des plus grandes écoles d'ingénieur.es françaises. Il s’agit non seulement de réfléchir à de nouveaux modes de production pour sortir du capitalisme technocratique et productiviste mais aussi d’agir et de faire exploser les remparts que le système de domination des grandes écoles reproduit depuis plus de deux siècles. Une approche militante radicale dont l’IDST ne peut que se réjouir et qui, espérons-le, sera largement suivie.

La Rédaction du blog

Universidad de la Tierra : autonomía, saberes y rebeldías

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Universidad de la Tierra : autonomía, saberes y rebeldías

La idea generalizada que tenemos de la Universidad es la de un lugar en el que estudiar durante un tiempo y acabar consiguiendo un título que certifica el supuesto aprendizaje obtenido. La continua mercantilización de la enseñanza promovida por el sistema capitalista también nos lleva a pensar en la Universidad como un lugar excesivamente caro, al que solo algunos tienen la posibilidad de ingresar y en el que, finalmente, recibes un título que ya no te sirve para trabajar (y que, a veces, tampoco refleja los conocimientos adquiridos). Si pensamos en alguna facultad concreta acabamos pensando en un edificio grande, de hormigón gris, quizás adornado con un césped y formado por las últimas tecnologías (en lo que sea). A veces también pensamos en facultades que se caen a pedazos y aulas masificadas. Esto es exactamente lo que no quería el Doctor Raymundo Sánchez Barraza. El Centro Indígena de Capacitación Integral – Universidad de la Tierra (CIDECI-UniTierra) se plantea como todo lo contrario a esa concepción capitalista del aprendizaje que tan asumida tenemos. Por eso es imposible acercarse al proyecto (hoy realidad tangible) sin que se derrumben los esquemas aprehendidos. No se concibe entender el Sistema Indígena Intercultural de Aprendizaje sin la destrucción de lo establecido. Este proyecto comienza a andar en 1983, sin embargo, no es hasta 1989 que se define como autónomo. En ese año es auspiciado por el obispo de San Cristóbal de las Casas, Samuel Ruiz, conocido por su labor indigenista y de apoyo a los pueblos originarios del Estado de Chiapas. Y por ser obispo de la ciudad durante más de 40 años (hasta que el poder consiguió alejarlo de allí para que dejara de provocar fallas en el sistema). Coordinado en todo momento por Raymundo Sánchez Barraza, quién también regala su vida a la causa indigenista. En 1994 los ideales zapatistas se entroncan con los del CIDECI y no se entiende su filosofía sin ellos. Según su coordinador (quien suelta una carcajada al momento de dirigirnos a él como Rector) la denominación de Universidad es un acto de rebeldía, una respuesta a las burlas del sistema al referirse a ellos y al no considerar la capacitación que allí se recibe como un aprendizaje real. Y es que UniTierra ni es oficial ni busca el reconocimiento oficial, sino el de los pueblos y las comunidades indígenas. Indudablemente, ese ya lo tiene. Entonces “¿por qué no podemos tener el prestigio de las universidades?”, se pregunta Raymundo Sánchez.

Estructura y organización

Niños y niñas venidos de comunidades indígenas, a partir de los 12 años y con independencia de que sepan leer o escribir o de que conozcan el idioma castellano. Este es el perfil de los y las alumnas que ingresan al centro. No hay un número fijo de estudiantes en cada momento, ya que si lo normal es que se tomen cursos de (más o menos) 9 meses, jóvenes van y vienen según su disponibilidad. Pueden tomar 15 días de curso, un mes o varios años. Dependiendo de la distancia entre su comunidad y el centro, quienes allí estudian estarán internos o externos. Esto es, quienes vienen de comunidades más lejanas serán internos y harán uso de los albergues con los que cuenta el centro mientras que quienes residan en comunidades circundantes estarán externos, yendo y viniendo a sus cursos a diario. Así como el número de alumnos es variable en cada momento, lo que si se mantiene es la proporción de hombres y mujeres. Sobresalen los chicos sobre las chicas. En número, claro. También son constantes los y las estudiantes que desconocen el castellano al llegar a sus cursos. Las lenguas que predominan son el tzotsil, el tzeltal y el ch’ol; aunque son muchas más las que se cruzan en los talleres del CIDECI. Los profesores conocen esas lenguas, aunque no siempre hablan a los y las alumnas en su lengua materna, “porque si no nunca aprendemos” como dice uno de los chicos que allí desarrolla su actividad.

Los saberes que se imparten van desde cursos de tortillería y panadería (con los que se abastece el comedor en el que colaboran los y las estudiantes) hasta cursos de herrería, electricidad, carpintería y alfarería. Es gracias a la aplicación de estos aprendizajes que el centro es lo que es hoy en día, ya que ha sido totalmente construido por quienes allí estudian. Igual que la mantención del mismo. Un ejemplo, las cortinas se hacen en el taller de telares, y luego se cosen y preparan para su uso en el taller de corte y confección y luego, en el caso de que queramos que las cortinas lleven algún motivo dibujado este se hará en el taller de pintura. Así cualquier cosa que veamos en el vasto terreno del CIDECI habrá sido construida gracias a los saberes que allí se han transmitido. Todo esto sin dejar a un lado la música, mecanografía o computación, donde además se practica el arte de arreglar con las manos todos los instrumentos necesarios para estas actividades. Junto con estos saberes hay unas cuantas áreas de estudios como son: Derecho Autónomo, Arquitectura Vernácula, Agroecología, Hidrotopografía, Administración de Iniciativas y Proyectos comunitarios, Interculturalidad o Análisis de los Sistemas – Mundo. Al terminar su estancia en la UniTierra, los y las alumnas reciben apoyo en un proyecto para aplicar sus conocimientos en la comunidad de la que provienen. Así se les surte de conocimientos, asistencia y las herramientas necesarias para echar a andar sus ideas en sus comunidades. Unas ideas que luego repercutirán en sus compañeros más cercanos facilitándole o mejorándole sus vidas en comunidad ¿Cómo no considerarla Universidad, cuando quizás sea la más digna de todas?

Instalaciones y autonomía

La autonomía se respira en el aire de la Universidad de la Tierra. En el taller de zapatería se hacen los zapatos para los y las alumnas, el huerto ofrece las verduras que se cocinarán en el comedor, pero también las que sirven de alimento a los animales de la granja (conejos, borregos, ocas, cerdos, gallinas y pavos). Trabajar en el mantenimiento de estas instalaciones es la reciprocidad que ofrecen quienes allí estudian a cambio de la gratuidad lugar. Y a su vez, todo lo producido sirve para abastecer a las personas que allí residen. ¿Y la luz y el agua? Evidentemente, no vienen por parte del gobierno o de alguna institución oficial ya que lo único que se ha recibido por parte de estos ha sido un cruel hostigamiento. La CFE (Comisión Federal de Electricidad) ha merodeado por la zona de manera amenazante en busca de pagos. Eso se supera gracias a la instalación de generadores de electricidad. El agua que abastece a todos y que corre por el sistema de riego que hay instalado proviene de un profundo pozo cavado en sus terrenos. Autonomía total.


NewImageCada jueves los y las estudiantes se reúnen aquí para tratar temas de actualidad, movimientos sociales o problemas que se planteen en sus comunidades.

Lejos de tener carencias, la Universidad de la Tierra se muestra como un paraíso. Las instalaciones y su integración en la naturaleza distan mucho de lo que podemos pensar de esta universidad sin zapatos, como se autodenomina. Además de las decenas de talleres (entendidos como lugar físico), del comedor y de las construcciones que guardan los generadores; son varias las salas para seminarios y aulas que se prestan a otros movimientos sociales. Una colorida capilla se presta a la realización del culto y un enorme auditorio se abre a grandes celebraciones y tiene siempre las puertas abiertas al EZLN, quien celebró en dicho auditorio la Clausura del Primer Festival de las Resistencias y las Rebeldías Contra el Capitalismo este pasado mes de enero.

Filosofía e inspiración

Además de inspirarse en el EZLN y el obispo Samuel Ruiz, este centro por y para indígenas se asienta sobre los principios de Imanuel Wallerstein y de Iván Illich. Del primero agarran su análisis sobre el capitalismo basado en conceptos como Sistema – Mundo. Es de Iván Illich de quien beben sus concepciones acerca de la enseñanza, el aprendizaje y la desescolarización. Se olvidan del tipo de enseñanza impuesto por el capitalismo al que hacíamos referencia al comienzo de este texto y priman el aprendizaje en relación con las personas. Cómo diría Illich en La sociedad desescolarizada:

  • Los profesores de habilidades se hacen escasos por la creencia en el valor de los títulos. La certificación es una manera de manipular el mercado y es concebible sólo para una mente escolarizada. La mayoría de los profesores de artes y oficios son menos diestros, tiene menor inventiva y son menos comunicativos que los mejores artesanos y maestros.
  • La instrucción libre y rutinaria es una blasfemia subversiva para el educador ortodoxo. Ella desliga la adquisición de destrezas de la educación ‘humana’, que la escuela empaca conjuntamente, y fomenta así el aprendizaje sin título o permiso no menos que la enseñanza sin título para fines imprevisibles.

Dos citas muy prácticas para entender la filosofía del CIDECI que se basa en tres principios inquebrantables: “aprender haciendo”, “aprender a aprender” y “aprender a ser más”. Estos principios ejercen de guía principal a la vez que sirven de bola de demolición contra lo ya impuesto en materia de educación por el sistema actual. Una red entretejida por y para los indígenas de la mano del “Doc” Raymundo. “Seguir haciendo, seguir formando sin perder de vista las directrices del EZLN y de los pueblos originarios”. Porque la Universidad de la Tierra es por y para ellos.

Publicado en el blog
https://silviadistopia.wordpress.com/2015/03/05/autonomia-y-aprendizaje-en-cideci-unitierra/,
5 de marzo de 2015.

Para más información sobre los seminarios organizados por la Universidad de la
Tierra consulta las transmisiónes en vivo en el sitio:

http://seminarioscideci.org/
https://www.youtube.com/watch?v=XRzTfaieltA

Que vive l’autogestion dans la culture, et partout !

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Que vive l’autogestion dans la culture, et partout !

¡Que la autogestión en la cultura y en todas partes viva!

Let self-governing in culture and everywhere live!

Autogestion. On croyait le mot oublié, vaincu par des décennies d’intériorisation du monde tel qu’il est. Et le voilà qui resurgit, au cœur du mouvement en cours dans la culture, redisant le monde tel qu’il doit devenir. Vendredi 9 avril, l’AG du Grand Théâtre de Tours a voté à une très large majorité l’appel à « que vive l’autogestion dans la culture, et partout ! », reproduit ci-dessous. L’Internationale des Savoirs pour Tous, qui depuis sa création veut contribuer aux combats pour une société postcapitaliste et postproductiviste, ne peut que se réjouir d’un tel appel et vous invite à le propager, dans les lieux culturels occupés, dans les universités et centres de recherche, en France et ailleurs…

La Rédaction du blog

Autogestión. Hemos pensado que la palabra había sido olvidada, derrotada por décadas de interiorizar el mundo tal como es. Y aquí está de nuevo en Francia, en el corazón del movimiento actual de la cultura, redibujando el mundo como debe ser. El viernes 9 de abril, la Asamblea General del Grand Théâtre de Tours votó por amplia mayoría la petición de "¡autogestión en la cultura, y en todas partes!", que juntamos a continuación. La Internacional del Saber para Todos, que desde su creación ha querido contribuir a la lucha por una sociedad poscapitalista y posproductivista, no puede sino acoger tal llamamiento y le invita a difundirlo, en los lugares culturales ocupados, en las universidades y centros de investigación, en Francia y en otros lugares del mundo...

La Redacción del blog

Self-governing. We thought the word had been forgotten, defeated by decades of internalizing the world as it is. And here it is again in France, at the heart of the current movement in culture, redrawing the world as it must become. On Friday 9 April, the General Assembly of the Grand Théâtre de Tours voted by a very large majority to call for "self-governing” in culture, and everywhere! "which is reproduced below. The International of Knowledge for All, which since its creation has wanted to contribute to the struggle for a post-capitalist and post-productivist society, can only welcome such a call and invites you to spread it, in occupied cultural places, in universities and research centers, in France and elsewhere in the world...

The blog’s editorial team