Après Marseille, retrouvons-nous à Rome les 24 et 25 juin 2020 !

Valeria Pinto, membre de l’IDST, a lancé en compagnie d’autres universitaires un appel intitulé « Désintoxiquons-nous. Le Savoir pour le futur », déjà soutenu par plus de 1300 signataires.

L’un des objectifs de cet appel est d’organiser une rencontre à Rome les 24 et 25 juin 2020, au moment même où se tiendra dans la capitale italienne une énième conférence ministérielle liée au processus de Bologne. Évoquée lors de notre congrès de Marseille en novembre dernier, cette rencontre sera l’occasion d’élargir le front de contestation et de résistance aux politiques néolibérales de formation et de recherche et de penser une nouvelle politique de la connaissance, celle des savoirs de tous, par tous, et pour tous.

De nombreux contacts, en Europe et dans le monde, sont en cours et la rencontre promet d’être belle et galvanisante !

N’hésitez donc pas à vous joindre à cet appel, publié ici en italien, anglais, allemand, espagnol et français, en envoyant un courriel à l’adresse indiquée au bas de l’appel.

La Rédaction du blog

Valeria Pinto, member of the International of Knowledge for All (IKA), together with other academics, launched a call entitled "Let's detoxify ourselves. Knowledge for the future", already supported by more than 1300 signatories.

One of the objectives of this call is to organize a meeting in Rome on 24 and 25 June 2020, at the same time as the umpteenth ministerial conference linked to the Bologna process will be held in the Italian capital. Evoked during our congress in Marseille last November, this meeting will be an opportunity to broaden the front of protest and resistance to neo-liberal education and research policies and to think about a new knowledge policy, that of a society of knowledge from all, by all, and for all.

Many contacts, in Europe and in the world, are underway and the meeting promises to be beautiful and galvanizing!

So do not hesitate to join this call, published here in Italian, English, German, Spanish and French, by sending an email to the address at the bottom of the call.

Blog Editorial Team

Valeria Pinto, Mitglied des « Internationales Netzwerk Wissen für Alle » (INWA), hat zusammen mit anderen Akademikern einen Aufruf mit dem Titel “Entgiften wir uns – Wissen für die Zukunft” , das bereits von mehr als 1300 Unterzeichnern unterstützt wird.

Eines der Ziele dieses Aufrufs ist die Organisation eines Treffens in Rom am 24. und 25. Juni 2020, zeitgleich mit der x-ten Ministerkonferenz im Zusammenhang mit dem Bologna-Prozess, die in der italienischen Hauptstadt stattfinden wird. Dieses Treffen, das auf unserem Kongress in Marseille im vergangenen November ins Leben gerufen wurde, bietet die Gelegenheit, die Front des Protests und Widerstands gegen die neoliberale Bildungs- und Forschungspolitik zu erweitern und über eine neue Wissenspolitik nachzudenken, die des Wissens für alle, von allen und für alle.

Viele Kontakte, in Europa und in der Welt, sind im Gange, und das Treffen verspricht, schön und aufregend zu werden!

Zögern Sie also nicht, sich diesem Aufruf, der hier in Italienisch, Deutsch, Englisch, Spanisch und Französisch, indem Sie eine E-Mail an die am Ende des Aufrufs angegebene Adresse senden.

Blogredaktion

Valeria Pinto, miembro de la IDST, junto con otros académicos, lanzó un llamamiento titulado "Desintoxiquémonos". Conocimiento para el futuro", ya apoyado por más de 1300 firmantes.

Uno de los objetivos de esta convocatoria es organizar una reunión en Roma los días 24 y 25 de junio de 2020, al mismo tiempo que se celebrará en la capital italiana la enésima conferencia ministerial vinculada al proceso de Bolonia. Evocada en nuestro congreso de Marsella el pasado mes de noviembre, esta reunión será una oportunidad para ampliar el frente de protesta y resistencia a las políticas neoliberales de educación e investigación y para pensar en una nueva política del conocimiento, la del conocimiento de todos, por todos y para todos.

Muchos contactos, en Europa y en el mundo, están en marcha y el encuentro promete ser hermoso y galvanizador!

Así que no duden en unirse a esta llamada, publicada aquí en italiano, inglés, alemán, francés y español, enviando un correo electrónico a la dirección que aparece al final de la llamada.

La redacción del blog

Valeria Pinto, membro dell’ L'Internazionale della Conoscenza per Tutti (ICT), ha lanciato, insieme ad altri universitari, un appello dal titolo “Disintossichiamoci. Sapere per il futuro”, già sostenuto da più di 1300 firmatari.

Uno degli obiettivi di questo appello è l’organizzazione di un incontro a Roma, il 24 e il 25 giugno 2020, in concomitanza con la prossima conferenza ministeriale del processo di Bologna. Già evocato durante il nostro congresso di Marsiglia dello scorso novembre, questo incontro costituirà l’occasione di estendere il fronte della contestazione e della resistenza alle politiche neoliberali della formazione e della ricerca, e di pensare una nuova politica della conoscenza, quella dei saperi di tutti, per tutti, a opera di tutti.

La rete internazionale di contatti si sta sviluppando in Europa e nel mondo, e l’incontro di Roma si annuncia bello e galvanizzante!

Non esitate dunque à sostenere questo appello, qui pubblicato in italiano, inglese, tedesco, spagnolo e francese, inviando una mail all’indirizzo indicato in calce all’appello.

La redazione del blog

Désintoxiquons-nous – Le Savoir pour le futur

« Economics are the methods. The object is to change the soul ». Se référant aux politiques de la connaissance, de l’éducation et de la recherche (mais pas seulement), cette formule de Margaret Thatcher résume bien le processus qui a caractérisé les dernières décennies.

La méthode économique, la pénurie comme condition normale, à la limite de survie ou en dessous, est visible par tous. L’objectif est moins visible. Le changement des âmes est si profond que nous ne remarquons même plus la destruction qui se produit autour de nous et à travers nous : le paradoxe de la fin — dans la « société de la connaissance » — d’un monde consacré aux choses de la connaissance. Même l’oreille s’est habituée à une dévastation linguistique programmatique, où un jargon technico-managérial et bureaucratique appauvri répète des expressions ayant valeur opératoire précise, qui semble cependant difficile à saisir : amélioration de la qualité, excellence, compétence, transparence, produits de la recherche, offre d’enseignement... Et autonomie, c’est-à- dire — selon les mots de Thomas Piketty — l’imposture qui a lancé le processus de destruction du modèle européen d’université. Une destruction qui a pris comme prétexte rhétorique certains maux — réels ou non — de l’ancienne université, mais bien sûr sans y remédier, car le but visé n’était pas celui-là.

Trente ans après l’introduction de l’autonomie, justement, et vingt ans après le processus de Bologne, dix ans après la « loi Gelmini », la littérature critique sur cette destruction est sans limite. La recherche et l’enseignement — c’est un fait, et pourtant il semble tabou de le rendre explicite — ne sont plus libres depuis longtemps. Soumise à une pression insensée pour « produire » de plus en plus chaque année (en Italie : VQR, ASN, etc.), la recherche est en proie à une véritable bulle de titres, qui transforme de plus en plus les déjà exemplaires publish or perish en rubbish or perish. Dans le même temps, la pression continue à « délivrer » une formation entièrement adaptée aux exigences du monde productiviste. La modernisation qui a arraché de manière programmatique l’université à la « tour d’ivoire » – la rendant « responsive », « service university » — n’a signifié rien de plus que la voie, la « troisième voie », vers le monde des intérêts privés. Vidées de leur valeur, l’éducation et la recherche sont évaluées, c’est-à-dire « valorisées » par le marché et le quasi- marché de l’évaluation, qui, dans sa meilleure forme institutionnelle, ne sert qu’à « favoriser (...) l’effet du contrôle social et le développement de logiques de marché positives » (CRUI 2001).

C’est précisément grâce à l’imposition de ces logiques de marché que la liberté de recherche et d’enseignement – bien que protégée par l’article 33 de la Constitution – est réduite désormais à la liberté d’entreprendre. Le modèle auquel elle est tenue de se soumettre est un régime de production de connaissances utiles (utiles d’abord pour accroître le profit privé), qui commande les méthodes, les temps et les lieux de cette production, selon un management autoritaire qui va jusqu’à exproprier les chercheurs et les universitaires de leur propre faculté de jugement, désormais soumis à des critères sans justification interne mais vendus comme étant objectifs. Ce sont des chiffres et des mesures qui, comme chacun sait, n’ont rien de scientifique et ne garantissent rien en termes de valeur et de qualité de la connaissance. Définir des pourcentages d’excellence et d’inacceptabilité, diviser avec des médianes ou prescrire des seuils, trier les revues en classements, les diviser selon le ranking, tout cela, tout comme pratiquer le contrôle les plus vexatoires sous forme de certifications, d’accréditations, de rapports, de révisions, etc., a une seule fonction : la mise en concurrence forcée des individus, des groupes ou des institutions au sein de la seule réalité à laquelle nous attribuons aujourd’hui un titre pour établir des valeurs, c’est-à-dire le marché, en l’occurrence le marché mondial de l’éducation et de la recherche, qui est une invention récente.

Là où les marchés n’existaient pas traditionnellement (éducation et recherche, mais aussi santé, sécurité, etc.), l’impératif était de les créer ou d’en simuler leur existence. La logique du marché concurrentiel s’est imposée comme un véritable commandement éthique, s’y opposer a signifié, pour les quelques personnes qui l’ont essayé, devoir se défendre contre les accusations d’inefficacité, d’irresponsabilité, de gaspillage de l’argent public, de défense des privilèges corporatistes et de castes. Le laissez-faire n’a pour autant pas triomphé : un « evaluative State » policier a opéré pour que cette logique soit intériorisée dans la conduite des études et des recherches, opérant une véritable déprofessionnalisation, qui a transformé les universitaires engagés dans leurs recherches en entrepreneurial researchers selon les diktats de la corporate university. Pour les gratifier, une précarité économique et existentielle qui se décline avec le nom d’excellence, le cadre aujourd’hui fonctionnel à un « darwinisme compétitif » explicitement théorisé et, grâce aussi à la couverture morale offerte par l’idéologie du mérite, rendu par abus de langage « normal ».

Beaucoup de gens pensent aujourd’hui que ce modèle de gestion des connaissances est toxique et non durable à long terme. Les dispositifs de mesure des performances et d’évaluation convertissent la recherche scientifique (le fait de demander pour savoir) en recherche d’un avantage concurrentiel (demander pour obtenir), mettant en danger la signification et le rôle de la connaissance pour la société. De plus en plus souvent aujourd’hui, les chercheurs écrivent et font des recherches pour atteindre un seuil de productivité plutôt que pour ajouter des connaissances à l’humanité : « Jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité, autant de personnes ont écrit autant malgré ils aient si peu à dire à si peu de monde » (Alvesson et al., 2017). Ainsi, la recherche est fatalement condamnée à ne pas être pertinente, ce qui a pour effet de dissiper la reconnaissance sociale dont elle a bénéficié jusqu’à présent et de générer une profonde crise de confiance. Le temps est venu de procéder à un changement radical si l’on veut éviter l’implosion du système de la connaissance dans son ensemble. La bureaucratisation de la recherche et la managérialisation de l’enseignement supérieur risquent de devenir le Tchernobyl de notre modèle d’organisation sociale.

Ce dont on a besoin aujourd’hui, c’est réaffirmer les principes qui protègent le droit de l’ensemble de la société à un savoir, un enseignement et une recherche libres — afin de protéger le tissu même de la démocratie — et, pour cette raison, protéger ceux qui se consacrent à la connaissance. Ce qu’il faut, c’est un choix de domaine, capable de distinguer d’en bas ce qui résiste en tant que force critique, la capacité à discriminer, à distinguer ce qui ne peut plus être tenu ensemble : partage et excellence, liberté de recherche et néo-évaluation, formation de qualité et fourniture rapide de main- d’œuvre bon marché, libre accès à la connaissance et monopoles du marché.

Nous devons marquer un certain nombre d’étapes pour œuvrer dans ce sens.

S’il y a une adhésion préliminaire suffisante — disons en termes symboliques 100 personnes au début — nous organiserons bientôt une réunion pour réfléchir à des politiques radicalement alternatives en termes d’évaluation, de calendrier et de formes de production des connaissances.

Dans ce sens, nous organisons en juin une initiative qui coïncidera avec la prochaine conférence ministérielle du processus de Bologne, qui se tiendra cette année à Rome, afin de faire progresser avec force – en collaboration avec d’autres mouvements européens de chercheurs et d’universitaires (des contacts en ce sens sont déjà pris) – une refonte des politiques de la connaissance.

Valeria Pinto – Davide Borrelli – Maria Chiara Pievatolo – Federico Bertoni + 1300
https://www.roars.it/online/piu-1-000-firme-disintossichiamoci-un-appello-per-ripensare-le-politiche-della-conoscenza/

Pour adhérer : sapereperilfuturo@gmail.com en précisant l’institution d’affiliation.

Traduction française de Cristina del Biaggio
https://academia.hypotheses.org/16015

Let’s detoxify ourselves – Knowledge for the Future

"Economics are the methods. The object is to change the soul". Margaret Thatcher’s formula sums up well the process that characterized the policies of knowledge, education and research (but not only) in the last decades.

The economic method, the shortage as a normal condition, at the survival limit or below it, is visible to everyone. Also clearly visible, together with the financial one, is the bureaucratic strangulation. Less visible is the target. So deep is the change of our soul that we no longer even notice the destruction that has taken place around and through us: the paradox of the end - inside the "knowledge society" - of a world dedicated to the things of knowledge. Our very hearing has become accustomed to a programmatic linguistic devastation, where an impoverished technical-managerial and bureaucratic jargon reiterates expressions having a precise operational value, which however seems to be difficult to grasp: quality improvement, excellence, competence, transparency, research products, teaching provision... And autonomy, or - to take up Thomas Piketty's words - the imposture that initiated the process of destruction of the European university model. A destruction that has taken as a rhetorical pretext some faults - real and not - of the old university, but of course without remedying them, because its goal was not this one but another one.

Thirty years since the introduction of “autonomy”, twenty since the Bologna process, ten since the "Gelmini Act" (in Italy), the critical literature about this destruction is boundless. Research and teaching - it is a fact, although making it explicit seems a taboo - are no longer free. Research, subjected to senseless pressure that pushes us to "produce" more every year, with every turn more (in Italy VQR, ASN etc.), is in the grip of a real bubble of titles, which transforms an already fatal "publish or perish" into a "rubbish or perish". At the same time, pressure is exerted to "deliver" an education entirely modeled on the demands of the productive world. The modernization that programmatically tore the university away from every "ivory tower" - making it "responsive", "service university" - meant nothing but the way, the "third way", to the world of private interests. Emptied of their value, education and research are evaluated, that is to say "valued", through the market and the quasi-market of evaluation, which, in its best institutional capacity, serves only to "favor (...) the effect of social control and the development of positive market logic "(CRUI 2001).

Due to the imposition of this market logic, the freedom of research and teaching - although protected by art. 33 of the Italian Constitution - is now reduced to freedom of enterprise, submitted to a regime of production of useful knowledge (useful above all to increase private profit), which controls the ways, times and places of this production. An authoritarian management expropriates researchers and scholars of their own faculty of judgment. Criteria deprived from internal justification are smuggled as objective ones: numbers and measures that, everyone knows, have no scientific basis and do not guarantee in any respect the value and quality of knowledge. Pre-defining percentages of excellence and unacceptability, dividing with medians or prescribing thresholds, sorting in rankings, dividing magazines into ratings, all this, together with the most vexatious control practices in the form of certifications, accreditations, reports, reviews, etc., has only one function: the forced competition of individuals, groups or institutions within the only reality to which today the title to establish values is attributed, that is the market, in this case the global market of education and research, which it is a completely recent invention.

As a matter of fact, where traditionally the markets did not exist (education and research, but also health, safety and so on) the imperative was to create them or simulate their existence. The logic of the competitive market has established itself as a real ethical command, opposing which has meant, for the few who have tried it, having to defend themselves from accusations of inefficiency, irresponsibility, waste of public money, defense of corporate and caste privileges. Far from the triumph of laissez faire: a police “evaluative state” has worked to ensure that this logic is internalized in normal study and research practices, operating a real de-professionalisation, which has transformed scholars engaged in their research into compliant entrepreneurial researcher, obedient to the diktats of the corporate university. To gratify them they are offered an economic and existential precariousness that goes under the name of excellence: the functional framework to a "competitive Darwinism" that is explicitly theorized and, also thanks to the moral coverage offered by the ideology of merit, forcedly made normal.

Many now believe that this knowledge management model is toxic and unsustainable in the long term. The performance measurement and reward evaluation devices convert scientific research (asking for knowledge) into the search for competitive advantages (asking for obtaining), thus jeopardizing the meaning and role of knowledge for society. More and more today we write and do research to reach a productivity threshold rather than to add knowledge to humanity: "never before in the history of humanity have so many written so much despite having so little to say to so few" (Alvesson et al., 2017). In this way, research is fatally condemned to irrelevance, dispelling the social appreciation it has enjoyed so far and generating a deep crisis of trust. The time has come for a radical change if we want to avoid the implosion of the knowledge system as a whole. The bureaucratization of research and the managerialization of higher education risk becoming the Chernobyl of our model of social organization.

What is needed today is to reaffirm the principles that protect the right of all society to have free knowledge, teaching, research - to protect, that is, the very stuff of which a democracy is made - and for this reason to protect those who dedicate themselves to knowledge. A standpoint is needed to bring together what resists as a critical force, as the ability to discriminate, distinguish what cannot be held together: sharing and excellence, freedom of research and new evaluation, good higher education and rapid supply of low-cost workforce, free access to knowledge and market monopolies.

In this direction some stages are outlined.

The first one is an assessment of the actual existence and consistency of our field. A project cannot move forward unless a minimum mass of people willing to commit to it is reached. If there is an adequate preliminary adhesion - let's say 100 people in symbolic terms - we organize a meeting to discuss alternative policies about evaluation, times and forms of knowledge production, recruitment and organization.

Looking ahead, we carry out an initiative in June, concomitant with the next ministerial conference of the Bologna process, which will be held in Rome this year, with the aim of demanding - in conjunction with other European movements of researchers and scholars - a radical rethinking of knowledge policies.

Valeria Pinto Davide Borrelli Maria Chiara Pievatolo Federico Bertoni + 1300
https://www.roars.it/online/piu-1-000-firme-disintossichiamoci-un-appello-per-ripensare-le-politiche-della-conoscenza/

to join: sapereperilfuturo@gmail.com specifying the university you belong to.

Entgiften wir uns – Wissen für die Zukunft

“Economics are the methods. The object is to change the soul”. Diese Formel Margaret Thatchers spiegelt den Prozess der letzten Jahrzehnte im Bereich der Wissens-, der Bildungs-, und Forschungspolitik (wenn auch nicht nur in diesen Bereichen) gut wider.

Die Sparmethode, der Mangel als Normalzustand, der an oder unter der Überlebensgrenze liegt, ist sichtbar für alle. Ebenso sichtbar ist außer der finanziellen auch die bürokratische Strangulierung. Weniger sichtbar ist das Ziel. Unsere Gemüter haben sich derart verändert, dass wir nicht einmal mehr bemerken, was um uns herum und durch uns zerstört worden ist: das Paradox, dass eine dem Wissen gewidmete Welt – in einer Wissensgesellschaft – ihrem Ende zugeht. Auch das Ohr hat sich an eine programmatische Sprachverwüstung gewöhnt, wo der verarmte verwaltungstechnisch- bürokratische Jargon immer wieder auf eine Ausdrucksweise zurückgreift, die eine präzise operative Valenz hat, aber dennoch schwer zu fassen scheint: Qualitätssteigerung, Exzellenz, Kompetenz, Transparenz, Forschungsprodukte, Erteilung von Lehrinhalten... Und Autonomie, bzw. – um mit den Worten Thomas Pikettys zu sprechen – der Schwindel, der die Zerstörung des europäischen Universitätsmodells in Gang gesetzt hat. Eine Zerstörung, die gewisse – mehr oder weniger tatsächliche – Missstände der alten Universität rhetorisch zum Vorwand nahm, natürlich ohne sie abzuschaffen, denn nicht dies, sondern anderes war ihr Ziel.

Dreißig Jahre nach der Einführung der Autonomie, zwanzig Jahre nach dem Bologna-Prozess, zehn Jahre nach dem [in Italien] „Gelmini Gesetz“ gibt es eine unendliche Fülle von kritischen Abhandlungen zu diesem Thema. Lehre und Forschung sind seit langem nicht mehr frei – das ist eine Tatsache, aber es ist tabu, darüber zu sprechen. Es wird ein sinnloser Druck auf die Forschung ausgeübt, der sie dazu antreibt, jedes Jahr, bei jeder Runde (in Italien VQR, ASN, etc.) mehr zu „produzieren“. Die Forschung geht in einer regelrechten Titelflut unter, und das an sich schon letale publish or perish ist zu einem rubbish or perishgeworden. Gleichzeitig nimmt der Druck zu, eine Bildung zu „erteilen“, die gänzlich auf die Bedürfnisse der Wirtschaft abgestellt ist. Die Modernisierung, die die Universität programmatisch aus jedem „Elfenbeinturm“ gezerrt hat und sie „responsive“ und zur „service university“ machte, war nichts anderes als das Bemühen, einen Weg – den „dritten Weg“ – in die Welt der Privatinteressen einzuschlagen. Lehre und Forschung, ihrer Werte entleert, werden bewertet, besser „aufgewertet“ durch den Markt und den Quasi-Markt der Evaluierung, der in seiner besten institutionellen Form zu nichts weiter dient, als „den sozialen Kontrolleffekt und die Entwicklung einer positiven Marktlogik zu fördern“ (CRUI [Italienische Rektorenkonferenz], 2001).

Gerade weil diese Marktlogik sich durchgesetzt hat, ist die Freiheit von Lehre und Forschung (die zwar durch Art. 33 der Italienischen Verfassung garantiert ist) inzwischen zur Unternehmensfreiheit geworden. Das Modell, dem sie sich anpassen soll, ist ein Regime, das von ihr verlangt, nützliche (vor allem dem privaten Profit nützliche) Kenntnisse zu vermitteln und das in einem autoritären Management vorschreibt, wie, wann und wo dies zu geschehen hat. Auf diese Weise wird den Forschenden und Studierenden ihr eigenes Urteilsvermögen abgesprochen und angeblich objektiven Kriterien unterworfen, die keine innere Rechtfertigung haben. Es handelt sich um Zahlen und Maßnahmen, die, wie jeder weiß, nichts Wissenschaftliches haben und keinerlei Garantie für Wert und Qualität des Wissens bieten. Es werden Prozentsätze der Exzellenz und der Zurückstufung vorgegeben, Aufspaltungen über Mittelwerte vorgenommen, Schwellen gesetzt und Klassifizierungen eingerichtet, die Zeitschriften unterliegen einem Rating-System, es gibt die verschiedensten schikanösen Kontrollformen, wie Zertifizierungen, Akkreditierungsverfahren, Rechenschaftspflicht, Überprüfungen, Revisionen usw., und all das hat nur die eine Funktion, und zwar eine Konkurrenz zu erzwingen zwischen den Individuen, Gruppen oder Institutionen, die auf dem einzigen Gebiet tätig sind, dem heute das Recht zugesprochen wird, Werte zu bestimmen, nämlich dem Markt, in unserem Fall dem globalen Bildungs- und Forschungsmarkt, der eine Erfindung der allerjüngsten Zeit ist.

Dort, wo nämlich traditionsgemäß kein Markt vorhanden war (Bildung, Forschung, aber auch Gesundheits- sowie Sicherheitswesen und ähnliches) lautete der Imperativ, einen solchen zu schaffen oder dessen Existenz vorzutäuschen. Die Marktlogik der Konkurrenz hat sich geradezu als ethisches Gebot etabliert, dem sich zu widersetzen für die wenigen, die es gewagt haben, bedeutete, dass man ihnen Ineffizienz, Unverantwortlichkeit, Verschwendung öffentlicher Gelder und die Inanspruchnahme von korporativen und Kastenprivilegien zum Vorwurf machte. Das ist alles andere als ein Siegeszug des laissez faire: ein polizeiähnlicher „evaluative State“ hat darauf hingewirkt, dass diese Logik in allen normalen Studien- und Forschungstätigkeiten verinnerlicht wurde und dass eine regelrechte Ent-Professionalisierung stattfand, die aus engagierten Forschern entrepreneurial researcher machte, die mit den Vorgaben der corporate universitykonform gingen. Die Gegenleistung besteht in einer wirtschaftlichen und existenziellen Prekarität, die unter dem Namen Exzellenz läuft, und den funktionellen Rahmen für ein „darwinistisches Konkurrenzsystem“ bildet, das ausdrücklich theoretisch untermauert, auch dank der moralischen Stützung durch die Meritokratie notgedrungen zur Normalität wurde.

Dieses Verwaltungsmodell des Wissens wird von vielen als Gift gesehen und auf lange Sicht als unhaltbar beurteilt. Die Verfahren der Leistungsmessung und Prämierung gestalten die wissenschaftliche Forschung (das Fragen, um zu wissen) in die Suche nach Wettbewerbsvorteilen um (das Fragen, um zu bekommen), bis wir so weit sind, dass der Sinn und die Rolle des Wissens für die Gesellschaft aufs Spiel gesetzt werden. Immer öfter wird heutzutage geschrieben und geforscht, um eine Produktivitätsschwelle zu erreichen, statt vielmehr die Menschheit um Kenntnisse zu bereichern: „Nie zuvor in der Geschichte haben so viele Menschen so viel geschrieben, obwohl sie so wenig zu sagen haben“ (Alvesson u.a., 2017). Auf diese fatale Weise wird die Forschung zur Bedeutungslosigkeit verurteilt, die soziale Anerkennung, die sie bisher genossen hat, geht verloren und macht einer tiefen Vertrauenskrise Platz. Der Moment einer radikalen Wende ist gekommen, wenn die Implosion des Wissenssystems in seiner Gesamtheit verhindert werden soll. Die Bürokratisierung der Forschung und die „Managerisierung“ der höheren Ausbildungsgänge laufen die Gefahr, zum Tschernobyl unseres Gesellschaftsmodells zu werden.

Was es heute braucht, ist die Besinnung auf die Grundsätze, die der gesamten Gesellschaft das Recht auf Wissen, auf Unterricht und auf freie Forschung garantieren, die also für das Wesen selbst der Demokratie und damit für diejenigen bürgen, die sich dem Wissen widmen. Es gilt, Partei zu ergreifen, damit von der Basis her das gerettet wird, was an Kritik- und Unterscheidungsfähigkeit übrig geblieben ist und das zu erkennen, was nicht zusammengehalten werden kann: Gemeinsamkeit und Exzellenz, freie Forschung und Neoevaluierung, gute Ausbildung und schnelle Versorgung mit billiger Arbeitskraft, freier Zugang zum Wissen und Marktmonopole.

In dieser Richtung lassen sich einige Zwischenziele ausmachen.

Das erste ist, sich darüber klarzuwerden, wie viele wir tatsächlich sind. Man kann kein Projekt vorantreiben, wenn es nicht eine Mindestzahl von Personen gibt, die bereit sind, sich zu engagieren. Wenn sich im Vorfeld eine angemessene Gruppe unseren Vorstellungen anschließt, sagen wir für den Anfang symbolisch 100 Personen, organisieren wir kurzfristig ein Treffen, um über Verfahren zu diskutieren, die in Hinsicht auf Evaluierung, Zeiten und Formen der Wissensproduktion, Rekrutierung und Organisation eine radikale Wende darstellen.

Vorausschau: für Juni ist eine Initiative geplant, die gleichzeitig mit der nächsten Ministerialkonferenz zum Bologna-Prozess stattfindet, die dieses Jahr in Rom tagen soll. Unser Ziel ist, gemeinsam mit anderen europäischen Bewegungen von Forschern und Studierenden (die entsprechenden Kontakte bestehen bereits) ein Umdenken in der Wissenspolitik zu bewirken.

Valeria Pinto - Davide Borrelli - Maria Chiara Pievatolo - Federico Bertoni + 1300
https://www.roars.it/online/piu-1-000-firme-disintossichiamoci-un-appello-per-ripensare-le-politiche-della-conoscenza/

Senden Sie Ihre Zustimmung (mit Angabe der jeweiligen Institution) an:
sapereperilfuturo@gmail.com

Wir danken Maria Böhmer und Daniel Elon für die Übersetzung

Desintoxiquémonos – Un saber para el futuro

“Economics are the methods. Theobjectistochangethesoul”. Esta frase de Margaret Thatcher resume bien el proceso que se ha producido en estas últimas décadas en el terreno de las políticas educativas, universitarias y de investigación (aunque no únicamente en estos terrenos).

El método económico, -que propugna la escasez como norma, casi al límite de la condición de supervivencia- es algo conocido por todos. También lo es la asfixia burocrática y financiera. Sin embargo, el objetivo que cumplen estos procesos no resulta tan evidente. El cambio en las conductas es tan profundo que ya no nos damos cuenta ni siquiera de la destrucción que se ha producido en nuestro entorno y en nosotros mismos. Vivimos, paradójicamente, en un mundo donde declina el conocimiento, justo en una época que llamamos “sociedad del conocimiento”. Incluso nuestros oídos se han acostumbrado a una sistemática devastación lingüística, en la cual una empobrecedora jerga de gestión burocrática reitera expresiones con un supuesto valor operativo cuyo sentido, sin embargo, es difícil de entender: mejora de la calidad, excelencia, competencia, transparencia, producción de investigación, gestión de la didáctica…y autonomía, o –por retomar las palabras de Thomas Piketty: la impostura ha emprendido el proceso de destrucción del modelo europeo de universidad. Una destrucción que ha tomado como excusa la solución de ciertos problemas –reales o no- de la vieja universidad, pero no para solucionarlos, ya que no era este su objetivo, sino otro bien distinto.

Casi a treinta años de la introducción de la autonomía universitaria, a veinte del proceso de Bolonia, a diez de la “Ley Gelmini”, se ha escrito un sinfín de literatura crítica sobre este proceso de destrucción. Es un hecho evidente, aunque parece tabú mencionarlo, que la libertad docente e investigadora han entrado en declive desde hace un tiempo. Sometida a una insensata presión (por parte de las agencias de calidad y evaluación de la investigación) que apremia a “producir” cada año más, cada vez más, la investigación está atrapada en una verdadera burbuja de publicaciones que transforma el ya fatídico publishorperish en un ulterior rubbishorperish. Al mismo tiempo, continúa la presión de “administrar” una formación totalmente ajustada a las demandas del mundo empresarial.

El programa sistemático de modernización que ha bajado a la universidad de su torre de marfil –convirtiéndola en “responsive”, "service university”- no ha significado otra cosa que la vía, la “tercera vía”, que la encamina a satisfacer los intereses del sector privado. Vaciadas de su valor, la enseñanza y la docencia son valoradas, podría decirse “valorizadas”, mediante el mercado y el cuasi-mercado de la evaluación, que, con sus mejores ropajes institucionales no sirve para otra cosa que para “favorecer el efecto de control social y de desarrollo de lógicas mercantiles”. (CRUI - Conferencia de los Rectores de las Universidades Italianas 2001).

Realmente, gracias a la imposición de estas lógicas de mercado, la libertad de investigación y docencia, -aunque protegidas por el art. 33 de la Constitución- ahora se reducen a la libertad de empresa.El régimen al que deben someterse es el de producir conocimiento útil (sobre todo, para aumentar el beneficio privado), que controla las formas, tiempos y lugares de esta producción, de acuerdo con una gestión autoritaria que llega a expropiar a los investigadores y académicos de su facultad de juicio, ahora sujeta a criterios sin ninguna justificación interna que se hacen pasar por objetivos. Estos toman la forma de cifras y medidas que, todo el mundo sabe, no tienen nada de científico, ni son garantía del valor y la calidad del conocimiento. Fijar percentiles de excelencia, establecer umbrales, calcular medianas, crear clasificaciones de revistas, a esto se le suman las prácticas de control más irritantes en forma de certificaciones, acreditaciones, informes, revisiones, etc., con una única función: forzar a individuos, grupos e instituciones a competir en ventaja de la única institución a la que hoy se le otorga el derecho a fijar el valor: el mercado. En este caso, el mercado global de la educación y la investigación, que ha sido inventado en estos últimos tiempos.

En los sectores donde tradicionalmente no existían los mercados (educación e investigación y también salud, protección social, etc.), el imperativo ha sido crearlos o simular su existencia. La lógica del mercado competitivo se ha establecido como un verdadero mandato ético incuestionable, oponerse a ella significa ser acusado de ineficiencia, irresponsabilidad, derroche de dinero público o de defender privilegios corporativos. Esta lógica se ha impuesto mediante un “evaluative state” policial que ha trabajado para garantizar que dicha lógica se internalice en las prácticas normales de estudio e investigación, operando una verdadera desprofesionalización, que ha transformado a los investigadores en emprendedores adaptados a los preceptos de la universidad corporativa. Como recompensa, estos investigadores han obtenido una precariedad económica y existencial que se conoce con el nombre de excelencia, un marco funcional para el actual “darwinismo competitivo", acompañado, además, por la ideología meritocrática que se ha normalizado a la fuerza.

Son muchos los que piensan que este modelo de gestión del conocimiento es tóxico e insostenible a largo plazo. Los dispositivos de medición del rendimiento y de evaluación de recompensas convierten la investigación científica (la pregunta por el saber) en la búsqueda de una superioridad competitiva (la obtención de ventajas), poniendo en peligro el significado y el papel del conocimiento para la sociedad. Cada vez más, hoy escribimos e investigamos para alcanzar un umbral de productividad en lugar de agregar conocimiento a la humanidad: "nunca antes en la historia de la humanidad, tantos han escrito tanto a pesar de tener tan poco que decir a tan pocos" (Alvesson et al., 2017).De esta manera, la investigación está condenada fatalmente a la irrelevancia, disipando el reconocimiento social que ha disfrutado hasta ahora y generando una profunda crisis de confianza. Ha llegado el momento de un cambio radical si queremos evitar la implosión del sistema de conocimiento en su conjunto. La burocratización de la investigación y la educación superior managerializada se convierten en el Chernobyl de nuestro modelo de organización social.

Por lo tanto, lo que se necesita hoy es reafirmar los principios que protegen el derecho de toda sociedad a tener libre conocimiento, enseñanza e investigación (es decir, proteger el tejido mismo del que está hecha una democracia) y, por esta razón, proteger a quienes se dedican al conocimiento. Necesitamos establecer preferencias, que posibiliten de articular desde la base las resistencias críticas con capacidad para deslindar lo que se puede o no se puede mantener unido: conocimiento común y compartido o excelencia, libertad de investigación o nueva evaluación de resultados, formación de estudiantes con sentido o suministro rápido de mano de obra de bajo costo, libre acceso al conocimiento o monopolios de saber mercantil.

En esta línea se perfilan algunas etapas.

La primera es una verificación de la existencia real y de la consistencia de este campo. Un proyecto no puede avanzar a menos que se alcance una masa mínima de personas dispuestas a comprometerse con él.

Si hay una adhesión preliminar adecuada, -digamos, en términos simbólicos, que reúna a 100 personas, podría organizarse una reunión para razonar sobre políticas radicalmente alternativas en términos de evaluación, tiempos y formas de producción de conocimiento, reclutamiento y organización.

De cara al futuro, en junio de 2020 se celebrará un encuentro en Roma -que se hará coincidir con la próxima conferencia ministerial del proceso de Bolonia- para avanzar con fuerza, junto con otros movimientos europeos de investigadores y académicos (ya existen contactos en este sentido) hacia un replanteamiento de las políticas de conocimiento.

Valeria Pinto - Davide Borrelli - Maria Chiara Pievatolo - Federico Bertoni + 1300
>https://www.roars.it/online/piu-1-000-firme-disintossichiamoci-un-appello-per-ripensare-le-politiche-della-conoscenza/

Para accesiones: sapereperilfuturo@gmail.com especificando la institución de origen.

Disintossichiamoci - Sapere per il futuro

“Economics are the methods. The object is to change the soul”. Riferita alle politiche della conoscenza, istruzione e ricerca (ma non soltanto), questa formula di Margaret Thatcher ben riassume il processo che ha contraddistinto gli ultimi decenni.

Il metodo economico, la penuria come condizione normale, al limite o al di sotto del limite della sopravvivenza, è visibile a tutti. Anche ben visibile, insieme a quello finanziario, è lo strangolamento burocratico. Meno visibile l’obiettivo. Il cambiamento degli animi è così profondo che non ci accorgiamo nemmeno più della distruzione compiutasi intorno e attraverso di noi: il paradosso della fine – nella “società della conoscenza” – di un mondo dedicato alle cose della conoscenza. Anche l’udito si è assuefatto a una programmatica devastazione linguistica, dove un impoverito gergo tecnico-gestionale e burocratico reitera espressioni dalla precisa valenza operativa, che però sembra essere difficile cogliere: miglioramento della qualità, eccellenza, competenza, trasparenza, prodotti della ricerca, erogazione della didattica... E autonomia, ovvero – per riprendere le parole di Thomas Piketty – l’impostura che ha avviato il processo di distruzione del modello europeo di università. Una distruzione che ha assunto come pretesto retorico alcuni mali – reali e no – della vecchia università, ma naturalmente senza porvi rimedio, perché non questo ma altro era il suo l’obbiettivo.

A trenta anni appunto dall’introduzione dell’autonomia, a venti dal processo di Bologna, a dieci dalla “Legge Gelmini”, la letteratura critica su questa distruzione è sconfinata. Ricerca e insegnamento – è un fatto, eppure sembra un tabù esplicitarlo – da tempo non sono più liberi. Sottoposta a una insensata pressione che incalza a “produrre” ogni anno di più, a ogni giro (da noi VQR, ASN ecc) di più, la ricerca è in preda a una vera e propria bolla di titoli, che trasforma sempre più il già esiziale publish or perish in un rubbish or perish. Nello stesso tempo, è continua la pressione ad “erogare” una formazione interamente modellata sulle richieste del mondo produttivo. La modernizzazione che ha programmaticamente strappato l’università via da ogni “torre di avorio” – facendone “responsive”, “service university” – ha significato non altro che la via, la “terza via”, verso il mondo degli interessi privati. Svuotate del loro valore, istruzione e ricercasono valutate, vale a dire “valorizzate” tramite il mercato e il quasi-mercato della valutazione, che, nella sua migliore veste istituzionale, non serve ad altro che «a favorire (...) l’effetto di controllo sociale e di sviluppo di positive logiche di mercato» (CRUI 2001).

Proprio grazie all’imporsi di queste logiche di mercato, la libertà di ricerca e di insegnamento – sebbene tutelata dall’art. 33 della Costituzione – è ridotta oramai a libertà di impresa. Il modello al quale le è richiesto sottomettersi è un regime di produzione di conoscenze utili (utili anzitutto a incrementare il profitto privato), che comanda modi tempi e luoghi di questa produzione, secondo un management autoritario che arriva ad espropriare ricercatori e studiosi della loro stessa facoltà di giudizio, ora assoggettata a criteri privi di interna giustificazione contrabbandati per oggettivi. Si tratta di numeri e misure che di scientifico, lo sanno tutti, non hanno nulla e nulla garantiscono in termini valore e qualità della conoscenza. Predefinire percentuali di eccellenza e di inaccettabilità, dividere con mediane o prescrivere soglie, ordinare in classifiche, ripartire in rating le riviste, tutto questo, insieme alle più vessatorie pratiche di controllo sotto forma di certificazioni, accreditamenti, rendicontazioni, riesami, revisioni ecc., ha un’unica funzione: la messa in concorrenza forzata di individui gruppi o istituzioni all’interno dell’unica realtà cui oggi si attribuisce titolo per stabilire valori, ossia il mercato, in questo caso il mercato globale dell’istruzione e della ricerca, che è un’invenzione del tutto recente.

Là dove infatti tradizionalmente i mercati non esistevano (istruzione e ricerca, ma anche sanità, sicurezza e così via), l’imperativo è stato quello di crearli o di simularne l’esistenza. La logica del mercato concorrenziale si è imposta come vero e proprio comando etico, opporsi al quale ha comportato, per i pochi che vi hanno provato, doversi difendere da accuse di inefficienza, irresponsabilità, spreco di danaro pubblico, difesa di privilegi corporativi e di casta. Tutt’altro che il trionfo del laissez faire: un “evaluative State” poliziesco ha operato affinché questa logica venisse interiorizzata nelle normali pratiche di studio e ricerca, operando una vera e propria deprofessionalizzazione, che ha trasformato studiosi impegnati nella loro ricerca in entrepreneurial researcher conformi ai diktat della corporate university. A gratificarli una precarietà economica ed esistenziale che va sotto il nome di eccellenza, la cornice oggi funzionale a un “darwinismo concorrenziale” esplicitamente teorizzato e, anche grazie alla copertura morale offerta dall’ideologia del merito, reso forzatamente normalità.

Sono in molti ormai a ritenere che questo modello di gestione della conoscenza sia tossico e insostenibile a lungo termine. I dispositivi di misurazione delle performance e valutazione premiale convertono la ricerca scientifica (il chiedere per sapere) nella ricerca di vantaggi competitivi (il chiedere per ottenere), giungendo a mettere a rischio il senso e il ruolo del sapere per la società. Sempre più spesso oggi si scrive e si fa ricerca per raggiungere una soglia di produttività piuttosto che per aggiungere una conoscenza all’umanità: “mai prima nella storia dell'umanità tanti hanno scritto così tanto pur avendo così poco da dire a così pochi” (Alvesson et al., 2017). In questo modo la ricerca si condanna fatalmente all’irrilevanza, dissipando il riconoscimento sociale di cui finora ha goduto e generando una profonda crisi di fiducia. È giunto il momento di un cambiamento radicale, se si vuole scongiurare l’implosione del sistema della conoscenza nel suo complesso. La burocratizzazione della ricerca e la managerializzazione dell’istruzione superiore rischiano di diventare la Chernobyl del nostro modello di organizzazione sociale.

Quel che serve oggi è quindi riaffermare i principi che stanno a tutela del diritto di tutta la società ad avere un sapere, un insegnamento, una ricerca liberi – a tutela, cioè, del tessuto stesso di cui è fatta una democrazia – e per questo a tutela di chi si dedica alla conoscenza. Serve una scelta di campo, capace di rammagliare dal basso quello che resiste come forza critica, capacità di discriminare, distinguere quello che non si può tenere insieme: condivisione ed eccellenza, libertà di ricerca e neovalutazione, formazione di livello e rapida fornitura di forza lavoro a basso costo, accesso libero al sapere e monopoli del mercato.

In questa direzione si delineano alcune tappe.

La prima è una verifica dell’effettiva sussistenza e consistenza di questo campo. Un progetto non può avanzare se non si raggiunge una massa minima di persone disposte ad impegnarvisi.

Se c’è un’adeguata adesione preliminare – diciamo in termini simbolici 100 persone per partire – organizziamo un incontro a breve per ragionare su politiche radicalmente alternative in fatto di valutazione, tempi e forme della produzione del sapere, reclutamento e organizzazione.

In prospettiva, realizziamo a giugno un’iniziativa in concomitanza con la prossima conferenza ministeriale del processo di Bologna, che quest’anno si tiene a Roma, per avanzare con forza – in raccordo con altri movimenti europei di ricercatori e studiosi (già sussistono contatti in questo senso) – un ripensamento delle politiche della conoscenza.

Valeria Pinto Davide Borrelli Maria Chiara Pievatolo Federico Bertoni + 1300
https://www.roars.it/online/piu-1-000-firme-disintossichiamoci-un-appello-per-ripensare-le-politiche-della-conoscenza/

per adesioni: sapereperilfuturo@gmail.com specificando l’università di appartenenza

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Vers une société du partage des savoirs, de tous, par tous et pour tous

We are pleased to announce the launch of the 1st Congress of the International of Knowledge for All (IKA). This meeting will take place on Friday 22 and Saturday 23 November 2019, in Marseille (France). It is open to all, members or not of the IKA. You will find below the programme which indicates the spirit and content of these days. If you want to participate, please send an email to polpatricia97@gmail.com or pierre.bitoun@wanadoo.fr.
Nous avons la joie de vous annoncer la tenue du 1er congrès de l’Internationale des savoirs pour tous (IDST), qui aura lieu les vendredi 22 et samedi 23 novembre 2019, à Marseille (France). Il est ouvert à tous, membres ou non de l’IDST. Vous pourrez en lire ci-dessous le programme qui indique l’esprit et le contenu de ces journées. Si vous voulez y participer, merci d’envoyer un mail à polpatricia97@gmail.com ou pierre.bitoun@wanadoo.fr.
Nos complace anunciar la celebración del 1er Congreso de la Internacional del saber para Todos (IDST). Este encuentro tendrá lugar el viernes 22 y el sábado 23 de noviembre de 2019, en Marsella (Francia). Está abierto a todos, socios o no de IDST. Puede leer más abajo el programa que indica el espíritu y el contenido de estos días. Si desea participar, por favor envíe un correo electrónico a polpatricia97@gmail.com o pierre.bitoun@wanadoo.fr.
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Date : 22-23 November 2019
Location : Marseille, in La Marseillaise's offices
Public: IKA members and other students, education and HER staff, community, trade union and political activists, interested citizens...

In France, Europe and the world, the battles against neoliberal policies in Higher Education and Research (HER), and more broadly in Education, are multiplying. Both local and universal, varied but convergent, they demonstrate the rise of new worldviews and new power relations against the oligarchs of the all-market and they carry within them the construction of a knowledge society for all, post-capitalist and post-productivist.

Rather than repeating the umpteenth criticism of neoliberalism, the meeting will be resolutely turned towards the future, divided into three themes, each corresponding to a half-day of collective reflection:

  1. What is the future society of knowledge sharing, of all, by all and for all? What are its philosophical, political, social and moral foundations? Which thinkers, which historical experiences are we the heirs of and how can we make them contemporary? How do free and shared knowledge, within and outside the walls of existing institutions, form part of the individual and collective aspiration for a deep and all-embracing democratisation of pseudo-representative democracy, for overpassing capitalist and productivist society? (Friday 14h-18h)
  2. Where are we today with this future society? What does the rise of a citizen's intelligence tell us, in France, Europe or the world, whether it is reflected in political programmes, trade union or association projects, alternative local experiences? What conclusions can be drawn from this? What are the limits and benefits, the pitfalls and hopes? (Saturday 9am-12:30pm)
  3. How can we move forward, tomorrow, towards this society? How can we not stay in our own corner? What links should be built between all the actors in this knowledge-sharing society, whether they are local, regional, national or international links? What role can the very young IKA play in it, with many other groups? What ideas, what unifying actions should be implemented at the end of this meeting? (Saturday 14h-18h)

Logically, it will be left the largest part to exchange and debate: it will not be yet another conference, between oneself and too often encouraging your ego, but a meeting for collective thought and action together. Each half-day will therefore be opened with an introduction of 20-30 minutes maximum, intended to launch the discussion.

Date : 22-23 novembre 2019
Lieu : Marseille, salle dans les locaux de La Marseillaise
Public : membres de l’IDST et autres étudiants, personnels de l’Éducation et de l’ESR, militants associatifs, syndicaux et politiques, citoyens intéressés…

En France, en Europe ou dans le monde, les combats contre les politiques néolibérales dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR), et plus largement dans l’Education, se multiplient. Tout à la fois locaux et universels, variés mais convergents, ils manifestent la montée de nouvelles visions du monde et de nouveaux rapports de force contre les oligarques du tout-marché et ils portent en eux la construction d’une société du savoir pour tous, post-capitaliste et post-productiviste.

Plutôt que de répéter l’énième critique du néolibéralisme, la rencontre sera résolument tournée vers l’avenir, déclinée autour de trois thématiques correspondant chacune à une 1/2 journée de réflexion collective :

  1. Qu’est-ce que la future société du partage des savoirs, de tous, par tous et pour tous ? Quels en sont les fondements philosophiques, politiques, sociaux, moraux ? De quels penseurs, de quelles expériences historiques sommes-nous les héritiers et comment les rendre contemporains ? Comment les savoirs, libres et partagés dans et hors les murs des institutions existantes, font-ils partie de l’aspiration à une démocratisation profonde et tous azimuts de la démocratie pseudo-représentative, à un dépassement de la société capitaliste-productiviste ? (Vendredi 14h-18h)
  2. Où en est-on, aujourd’hui, de cette société à venir ? Que nous raconte, en France, en Europe ou dans le monde, la montée d’une intelligence citoyenne, qu’elle se manifeste dans les programmes politiques, les projets syndicaux ou associatifs, les expériences alternatives locales ? Quel bilan peut-on en tirer ? Quels en sont les limites et les bienfaits, les pièges et les espoirs ? (Samedi 9h-12h30)
  3. Comment avancer, demain, vers cette société ? Comment ne pas rester chacun dans son coin ? Quels liens construire entre tous les acteurs de cette société du partage des savoirs, qu’il s’agisse de liens locaux, régionaux, nationaux ou internationaux ? Quel rôle peut-y jouer la toute jeune IDST, avec bien d’autres collectifs ? Quelles idées, quelles actions fédératrices mettre en œuvre à l’issue de cette rencontre ? (Samedi 14h-18h)

Logiquement, il sera laissé la plus large part à l’échange et au débat : il ne s’agira pas d’un énième colloque, entre soi et favorisant trop souvent le tout à l’ego, mais d’une rencontre pour la pensée collective et l’agir ensemble. Chaque demi-journée sera donc ouverte par une introduction de 20-30 minutes maximum, destinée à lancer la discussion.

Fecha: 22-23 noviembre del 2019
Localización: Marsella (Francia), en las oficinas de La Marseillaise
Público: Socios de la IDST y otros estudiantes, personal educativo y de ESI, activistas comunitarios, sindicales y políticos, ciudadanos interesados...

En Francia, en Europa y en el mundo, las batallas contra las políticas neoliberales en materia de enseñanza superior e investigación (ESI), y más ampliamente en materia de educación, se multiplican. Tanto locales como universales, variadas pero convergentes, demuestran el surgimiento de nuevas visiones y relaciones de poder contra los oligarcas del todo-mercado y llevan en sí la construcción de una sociedad del conocimiento para todos, post-capitalista y post-productivista.

En lugar de repetir la enésima crítica al neoliberalismo, la reunión se orientará decididamente hacia el futuro, dividida en tres temas, cada uno de los cuales corresponde a una media jornada de reflexión colectiva:

  1. ¿Cuál es la futura sociedad del intercambio de los saberes, de todos, por todos y para todos? ¿Cuáles son sus fundamentos filosóficos, políticos, sociales y morales? ¿Qué pensadores, qué experiencias históricas somos herederos y cómo podemos hacerlas contemporáneas? ¿Cómo el conocimiento libre y compartido, dentro y fuera de los muros de las instituciones existentes, forma parte de la aspiración a una democratización profunda y global de la democracia pseudo-representativa, a la superación de la sociedad capitalista productivista? (viernes 14h-18h)
  2. ¿Dónde estamos hoy con esta sociedad futura? ¿Qué nos cuenta el aumento de la inteligencia ciudadana, en Francia, en Europa o en el mundo, que sea reflejada en programas políticos, proyectos sindicales o asociativos, experiencias locales alternativas? ¿Qué conclusiones se pueden sacar de esto? ¿Cuáles son los límites y beneficios, las trampas y las esperanzas? (sábado 9am-12 :30pm)
  3. ¿Cómo podemos avanzar mañana hacia esta sociedad? ¿Cómo podemos no quedarnos cada uno en su propio rincón? ¿Qué vínculos deben establecerse entre todos los actores de esta sociedad del conocimiento, ya sean locales, regionales, nacionales o internacionales? ¿Qué papel pueden desempeñar la muy joven IDST, con muchos otros grupos? ¿Qué ideas, qué acciones unificadoras se deberían implementar al final de esta reunión? (sábado 14h-18h)

Lógicamente, se dejará la mayor parte para el intercambio y el debate: no será otra conferencia más, entre uno mismo y con demasiada frecuencia promoviendo al ego, sino un encuentro para el pensamiento y la acción colectiva juntos. Por lo tanto, cada medio día se abrirá con una introducción de 20 a 30 minutos máximo, con el fin de iniciar el debate.

Météo des Luttes septembre-octobre 2019

World

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Météo des Luttes – Septembre-Octobre 2019 –

Barometer of struggles – September-October 2019 –

Streikwetterdienst – September-Oktober 2019 –

Barómetro de las luchas – Septiembre-Octubre de 2019 –

Meteo delle lotte – Settembre-Ottobre 2019 –

Clima das lutas – Setembro-Outubro de 2019 –

Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...

All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…

Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.

En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…

In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…

Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
Neste boletim meteorológico, relatamos algumas dessas batalhas, locais e universais…

  1. Monde

    La grève mondiale de la jeunesse pour le climat du 20 septembre a mobilisé plus de 4 millions de manifestants sur tous les continents.

    The global climate strike of September 20th has mobilised more than 4 million activists all over the continents.

    La mobilización mundial de la juventud por el climá del 20 de Septiembre ha reunido más de 4 millones de activistas en todos los continentes.

    A mobilição global juvenil do clima de 20 de setembro mobilizou mais de 4 milhões de pessoas de manifestantes em todos os continentes.

    Der globaler klimatstreik vom 20. September mobilisierte mehr als 4 Millionen Menschen von Demonstranten auf allen Kontinenten.

  2. Afrique
    • Burundi
      BurundiLes étudiants congolais arrêtés et brutalisés par la police burundaise.
    • Mauritanie
      Mauritanie600 élèves mauritaniens titulaires du Baccalauréat, ayant atteint l’âge limite de 25 ans, sont interdits d’inscription à l’université publique. Ils sont exclus par une mesure gouvernementale « qui rentre dans le cadre d’une réforme de l’enseignement », selon le ministre de l’Enseignement supérieur.
    • Sénégal
      Sénégal

      La grève mondiale de la jeunesse pour le climat du 20 septembre a mobilisé plus de 4 millions de personnes sur tous les continents. Au Sénégal, pays d’Afrique de l’Ouest touché par l’avancée du désert, la déforestation et l’érosion côtière, la mobilisation est restée modeste, selon la presse locale. À Thiès, un étudiant paye d’une mâchoire fracturée sa lutte pour le climat.

      Tandis que plusieurs grèves éclatent en octobre dans différentes universités pour revendiquer de meilleures conditions de vie et revoir la politique d’orientation des étudiants.

    • South Africa
      AfriqueDuSudUniversity campus shuts after protests in which cows are killed on 31 August.
      Seven students, including Nelson Mandela University students representative council chairperson Bamanye Matiwane, have been arrested following protest action at the university's Port Elizabeth campus on Monday.
      It is believed students protested because of safety and security concerns at the university.
    • Uganda
      OugandaMakerere University was this week a centre of violent protests where security and students clashed after the latter went on strike to protest against a 15 per cent tuition policy that was recently approved.
  3. Amérique du Sud
    • Chile
      Chile La protesta estudiantil empezada contra el aumento del metro derivó en una crisis social, con los manifestantes en las calles luchando por la dignidad despuès de 40 años de políticas neoliberales llevadas en el país desde la dictadura de Pinochet (1973-1990).
      La semana del 14 de octubre ha estado marcada por la evasión masiva en el Metro de Santiago iniciada por estudiantes secundarios, que poco a poco a sumado a usuarios en protesta por el alza en el precio del pasaje del sistema de transporte subterráneo.
      Unos comparan el movimiento a la revolución de la Chaucha hace 70 años.
      A pesar de la revocación del « tarifazo » por el gobierno Piñera, se han extendido las protestas en todo el país.

      Il y a 2 semaines, les lycéens chiliens ont commencé à frauder dans le métro pour protester contre la hausse du prix du ticket et les injustices du néolibéralisme dont le Chili a été le plus grand laboratoire mondial pendant la dictature de Pinochet (1973-1990). Depuis un soulèvement populaire est en place. Un entretien intéressant avec un manifestant dans Lundi matin pour comprendre le contexte général de ces énormes manifestations au Chili.
    • Colombie
      ColombieLa marcha de los estudiantes en Bogota termina con fuertes disturbios. Con disfraces, máscaras y catrinas, miles de estudiantes se movilizaron el jueves 31 de octubre desde diferentes puntos de Bogotá para defender, entre otros temas, la autonomía y el uso excesivo de la fuerza por parte de los uniformados en otras regiones.
    • Perú
      PerúAlumnos de la Universidad San Luis Gonzaga de Ica (UNICA) protagonizaron una batalla campal al interior y a las afueras de la casa de estudios, luego que un grupo de ellos intentara tomar el campus para hacer escuchar sus exigencias.
      De acuerdo a información brindada por algunos estudiantes, en una reunión llevada a cabo la mañana de este miércoles 11, un grupo acordó realizar la toma ya que se oponen a cambiar la tarifa social que se cobra por derecho a comedor universitario.
      Pero resulta que el motivo por el alza en el cobro en el comedor universitario no sería el único motivo de las protestas, sino que también una facción de alumnos exige la convocatoria de nuevas elecciones para lograr el cambio de gestión y la salida del rector Magallanes, a quien acusan de corrupción y malos manejos en la universidad.
    • República Dominicana
      SaintDomingueReclaman en Dominicana incremento del presupuesto de UASD
      Santo Domingo, 1 oct (Prensa Latina) Varias organizaciones de la Universidad Autónoma de Santo Domingo (UASD), reclamaron hoy en esta capital la entrega a ese centro del cinco por ciento del Presupuesto General que le corresponde.
      Los manifestantes repelen a pedradas a los efectivos policiales, quienes lanzan bombas lacrimógenas hacia los mismos.

  4. Asie
    • Hong Kong
      Youth has been very active in the Hong Kong’s protests of the last months. “The young have the most to lose since they will be the first generation under the Bill”. “We are just fighting for what we believe in”, explains a protester in the streets of this very specific Chinese island.
      Many Chinese students in Australia supporting Hong Kong and China to arrest the riot. Pro-China and pro-Hong Kong students clash at University of Queensland.
  5. Europe
    • Grèce
      Thousands of students marched against the new conservative government in Athens protesting the abolition of a law that banned Greek law enforcement from entering university grounds. Greece overturned the university sanctuary law in August.
  6. Proche Orient
    • Irak
      Dans un pays où plus de 60% de la population a moins de 25 ans, la jeunesse rejoint le mouvement de contestation et manifeste dans plusieurs villes du pays. Dans cet article du Monde du 28 octobre 2019, plusieurs témoignages d’étudiants appellent à la démission du gouvernement « Sans pays, pas d’école », rétorque un étudiant. « On veut que le gouvernement démissionne immédiatement, ils démissionnent ou on les dégage », lance-t-il.
    • Jordanie
      Après un accord sur les salaires, les enseignants suspendent leur grève.

Météo des Luttes – mars-avril 2019 –

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Météo des Luttes – mars-avril 2019 –

Barometer of struggles – March-April 2019 –

Streikwetterdienst – März / April 2019 –

Barómetro de las luchas – marzo-abril de 2019 –

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Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
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  1. Monde

    La lutte des jeunes pour le climat est devenue mondiale

    Alors que dans le bulletin météo de janvier-février, nous annoncions le lancement des jeudis verts des lycéens en Europe et en Australie, le mouvement a très vite pris un caractère mondial comme le montre la planisphère réalisée par Fridays for future.org. Le 15 mars, la grève mondiale des jeunes a réuni près de 1,5 million d’élèves et d’étudiants dans plus de 70 pays.

  2. Afrique
    • Afrique du Sud
      NewImageStudents clashed with police in Johannesburg’s University of the Witwatersrand (WITS) on February 7. The protests come after the tertiary’s Student Representative Council (SRC) called for a national shutdown of all tertiary campuses, as they demand that homeless fellow students should be provided with adequate accommodation and students who have historical debts be allowed to register at the university.
    • Algérie
      NewImageSuite à la mobilisation massive des étudiants pour le retrait de la candidature du président Bouteflika à un 5ème mandat, la police a tenté d’évacuer des milliers d’entre eux qui protestaient pacifiquement contre la nomination, le mardi 9 avril, d’Abdelkader Bensalah en tant que président de l’Algérie par intérim. Face la répression policière, les étudiants ont promis de marcher tous les jours.
    • Côte d’Ivoire
      NewImagePartout dans le monde, l'application du néo-libéralisme à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche entraîne une multiplication des fraudes. On en trouvera un exemple en Côte d'Ivoire, via le combat du collectif des enseignants-chercheurs et chercheurs de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Cocody (Codec). Ce collectif est monté au créneau pour tenter de désamorcer le conflit qui les oppose au président de l'Université. Dans une déclaration faite à la presse, Dr Oumar Yéo et ses camarades démontent la gestion du Pr. Abou Karamoko et lui font des propositions de sortie de crise.
    • Kenya

      Student riots happened in Laikipia University after cultural festival week reduced to one day in Nyahururu.
      The students were protesting over the shortening of this year’s cultural week from five to one day. “We have been holding a cultural week in every academic year. This year’s event was set to start yesterday (Monday 25 March) up to Friday. But yesterday, we were notified by the university’s administration that we will only hold the event on Friday”, said the student who sought anonymity. Another student said that the university management cited lack of funds for the changes. “Why is the university citing lack of funds for shortening the period of the cultural event yet the money had been factored in the fees?”, posed another student.

    • Mali

      Grève des enseignants : les négociations se poursuivent entre les syndicats et le gouvernement. La grève des huit syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, déclenchée le lundi 11 mars 2019, est prévue pour durer jusqu’au 5 avril prochain. Ce débrayage paralyse les écoles du pays depuis plusieurs mois.

    • Maroc
      NewImageDes affrontements ont eu lieu à Rabat lors de la manifestation du 20 février alors que le problème des enseignants contractuels reste sans issue. Libération parle de panne de courant entre le ministère et les syndicats. « Le gouvernement s’attache à recruter par contrat, tout en introduisant 14 amendements au statut des fonctionnaires des académies », y lit-on. 

      Police clashed with demonstrators in Rabat on Wednesday February 20 during a strike called by labour unions and workers to protest against lacking reforms.
    • Niger
      NewImageComme nous le signalions déjà dans la météo des luttes de janvier-février, les universités sont toujours paralysées par un mois de grève des enseignants qui réclament une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
    • Ouganda

      Kyambogo university student loses hand in protest against new tuition policy. However, students have vowed not to stop until the policy is revised.

    • Sénégal
      NewImageZiguinchor : le système éducatif paralysé à 65% par une grève régionale des enseignants et une marche nationale des élèves des Eaux et Forêts.
    • Tunisie
      TunisDes affrontements entre des étudiants affiliés à l’Union Générale des étudiants de Tunisie (UGET) et la police ont eu lieu le mercredi 10 avril 2019, devant le ministère de l’Enseignement Supérieur ainsi que devant de nombreuses institutions universitaires relevant de l’université de Sousse. Des étudiants, revendiquant l’organisation du concours d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (CAPES), ont fermé la route et ont lancé des pierres contre les forces de l’ordre, se réfugiant dans les rues avoisinantes par la suite.
    • Zambie
      Zambian education authorities Friday April 5 shut the country’s second largest public university, the Copperbelt University (CBU), following riots. The government said the riots were caused by students who were barred from sitting examinations because they had not made the cut in continuous assessment tests but, in fact, confusion erupted at the Copperbelt University in Kitwe on Monday April 1, after Management told first year students to go back home as government can no longer provide bursaries for them.
  3. Amérique du Nord
    • Canada
      • Ontario
        Ontarion student protestThousands of students across Ontario walked out of their classes Thursday, April 4, and with their teachers and parents Saturday, April 6, to protest the cuts to public education budgets being imposed by the province’s right-wing Progressive Conservative government. The initiative was organized independently by students themselves, using the #StudentsSayNo hashtag on social media. In the little more than a week since high school student Natalie Moore called for the protest, students from more than 700 schools from all parts of the province signed up to take part.
        OPSEU First Vice-President / Treasurer Eduardo (Eddy) Almeida said the budget contains deep new cuts to a variety of ministries, including social services and post-secondary education. "They’re giving corporations billions in tax cuts, but it seemed like every second word out of the Finance Minister’s mouth was debt or deficit," said Almeida. "Even the Ontario Chamber of Commerce has been crying foul about all the financial scare-mongering this government has been doing."
    • États-Unis
      • Californie
        CalifornieAfter Oakland in march, nearly 3,000 teachers and support staff conducted a one-day strike, Thursday April 11, in Sacramento, California. The Sacramento City Teachers Association (SCTA) called the limited walkout after 92 percent of its members voted last month to authorize strike action in the state capital. "I want them to see me fight for what's right. I want my students to know that they're important enough to me that I'll fight for them and I'll say what needs to be said as best I can," said a seventh-grade teacher.
      • Illinois
        NewImageAfter two weeks on the picket line and more than a year at the bargaining table, teaching and graduate assistants at the University of Illinois at Chicago have made a deal that will put more than 1,500 employees back to work, union leaders said Friday.
        But despite agreeing to terms for a new contract late Thursday, the union continued its strike which began March 19 because the terms of ending the walkout — such as how workers could recoup lost pay — weren’t final, the union said.
      • Kentucky
        NewImageMore than 60 University of Kentucky students joined a hunger strike by the end of March meant to pressure school leaders to take specific steps to reduce food and housing insecurity among the student body. Research conducted at University of Kentucky in fall 2017 showed that 43 percent of the students who were surveyed had experienced some degree of food insecurity in the past year, while 8 percent indicated they had experienced some form of housing insecurity during that time period, according to a September 2018 workgroup presentation.
        The protest paid off, and the hunger strikers resumed eating on Tuesday, April 2. With a national spotlight on low-income and vulnerable students, the protest at Kentucky is the latest sign that colleges are being forced to do more to provide for their basic living needs.
      • Mississippi

        Anger is rippling through Mississippi, with educators threatening their first walkout in that Deep Southern state in more than 38 years.
        On March 28, the state legislature passed an insulting $1,500 pay raise for teachers and assistant teachers after decades of deep and sustained cuts to public education. The measure, passed near the conclusion of the recent legislative session, was promptly followed by a $2 million boondoggle for a school privatization program.

      • Pennsylvanie
        Philadelphia Community CollegeStrike, voted on Wednesday March 27, averted at Community College of Philadelphia, but bigger funding battle continues. Community colleges typically spend less per student than other public institutions of higher learning, even when accounting for the fact that many four-year schools dedicate money to research.
  4. Amérique du Sud
    • Colombie
      BogotaEl centro de Bogota es, de nuevo, escenario de un fuerte enfrentamiento entre el Escuadrón Movíl Antidisturbios (Esmad) y algunos estudiantes de la Universidad Distrital, sede Macarena.
      Varios estudiantes han afirmado que con la protesta se buscaba mostrar inconformidad por la actuación del gobierno de Duque frente a la reunión con la minga indígena en el Cauca, ya que el presidente se fue sin reunirse con esta comunidad y no estuvo en plaza pública con los indígenas, argumentando problemas de seguridad.
    • Honduras
      TegucigalpaMovimientos independientes de estudiantes protestaron en contra de los masivos despidos que se anunciaron para los empleados del Instituto Nacional de Formación Profesional (Infop). Las autoridades del gobierno confirmaron el despido de unos 660 empleados de la institución de formación por problemas de presupuesto.
  5. Europe
    • France
      Ils étaient des milliers à battre le pavé dans toute la France. Les enseignants étaient en grève le jeudi 4 avril et manifestaient contre les réformes du ministre Jean-Michel Blanquer.
      Alors que le décret qui instaure des droits d’inscription pour les étudiants de licence et de master hors Union européenne vient d’être publié, la contestation se poursuit, avec un élargissement du combat en faveur d'enseignement supérieur public, gratuit et émancipateur pour toutes et tous.

      La réforme du lycée est-elle un moyen de supprimer 12 000 postes et va-t-elle, une nouvelle fois, renforcer la sélection à l’université ?
      L’émission Au combat du MediaTV permet de faire le point.

      Par ailleurs la contestation des Stylos rouges se poursuit, à Rennes, Vatan, Amiens... Dans une lettre adressée au ministre de l’Éducation, mais aussi à Emmanuel Macron et Édouard Philippe, les Stylos rouges réclament l’ouverture du dialogue à propos des réformes en cours.
    • Germany

      Fruitful negotiations between public authorities and public service trade unions, including education unions affiliated to Education International, have led to salary increase of 8 % for public workers.

    • Grèce
      NewImageStudents, police clash in Athens over teacher appointments in the public school system on mid-January 2019. "I’m a full-time teacher but we stand together (with part-time staff) as this law affects (everyone)", Venetia Reppa, a teacher hit in the back by a police stun grenade, told reporters outside parliament. The education ministry is preparing to push through parliament a hiring law which teacher unions say does not sufficiently take prior experience into account.
      Greece’s public schools have suffered from spending cuts imposed as a condition of bailout agreements to end its debt crisis.
    • Pologne
      Pologne enseignants en grèveDans le cadre de la rébellion internationale d'enseignants, le lundi 8 avril, plus de 80% des 400.000 enseignants polonais ont rejoint une grève nationale illimitée. Il s'agit de la première grève nationale des enseignants dans le pays depuis 25 ans et l'une des plus grandes grèves en Pologne au cours des dernières décennies.
  6. Océanie
    • Australie
      • Tasmanie
        Tasmanian teachers begun strike action on April 2, following stoppages in November. The strike reflected pent-up anger over the stagnant wages and destruction of conditions imposed by successive Labor and Liberal state governments. In Hobart, the teachers joined hundreds of public sector workers, including nurses, firefighters and parks and wildlife officers, at a stop-work rally that packed City Hall.