La science pour le plus grand nombre, pas pour l'argent


(Biblioteca dell’Università di Bologna)

Partout dans le monde, l'Enseignement Supérieur et la Recherche sont actuellement soumis à la doctrine de choc du néolibéralisme, où la connaissance est perçue comme un simple moyen d'améliorer la compétitivité de l'économie, comme une source possible de bénéfices et comme un outil de contrôle pour les gouvernements. Ce programme néolibéral pour la science est mis en œuvre par un nouveau mode de gestion publique dans lequel les étudiants, les enseignants et les chercheurs doivent devenir des entrepreneurs de leur capital cognitif et de leur réputation. Loin des idéaux coopératifs de la science et de l’enseignement, les universités et les institutions de recherche sont gérées comme des entreprises, en concurrence les unes avec les autres pour attirer les "meilleurs" étudiants et chercheurs. Les groupes de recherche et les collectifs de travail sont presque systématiquement écrasés ou subvertis. Les gestionnaires scientifiques sont censés chercher des fonds et des subventions pour employer une masse toujours plus grande de personnel précaire, dont les bas salaires contrastent avec les revenus de plus en plus élevés d'une nouvelle élite de gestion incarnée par les présidents et les vice-présidents d'université. La souffrance au travail affecte la plupart de ces nouveaux prolétaires intellectuels. D'un autre côté, la folie de l'évaluation, la pression pour "publier ou périr" et la privatisation de l'édition scientifique conduisent à un nombre croissant de publications, ce qui menace à la fois la qualité de la recherche et la transmission ouverte du savoir. Cette guerre matérielle dans laquelle l'austérité va de pair avec la privatisation s'accompagne d'une guerre idéologique orwellienne où les mots, écrits dans un langage pauvre et mensonger, perdent leur sens. Le désir de reconnaissance de chacun conduisant à la servitude de tous, les valeurs de compétition et d'utilitarisme gagnent du terrain dans nos communautés scientifiques, où les individus sont de plus en plus isolés et craignent d'être exclus du jeu.

Heureusement, des résistances sont apparues, tant dans les pays où l'application de ces politiques était la plus développée (Grande-Bretagne ou Chili) que dans les pays où elles sont encore moins avancées (France, Allemagne ou Canada, notamment la région du Québec). Partout, les mobilisations proposent des alternatives à ces politiques néolibérales, très proches les unes des autres tant en termes de valeurs que de mesures concrètes. Plus important encore, nous sommes tous d'avis que le savoir fait partie du patrimoine commun de l'humanité et que sa valeur dépend de son partage avec le plus grand nombre. Les autres composantes de l'alternative à la science néolibérale découlent de ce principe.

Premièrement, l'université doit être libre. Mais la lutte pour l'abolition effective des frais d'inscription exige aussi que l'on reconnaisse aux étudiants le droit à une allocation financière substantielle qui garantirait leur autonomie en leur donnant les moyens de faire face à la nourriture, au logement et d'avoir du temps pour étudier.

Deuxièmement, les universitaires et les chercheurs doivent non seulement avoir des salaires et des retraites décents, mais aussi se voir accorder des postes à part entière avec de solides garanties d'indépendance. C'est une condition nécessaire si nous voulons éviter les conflits d'intérêts entre l'éducation, la science et les pouvoirs de l'argent et de la politique.

Ils doivent également bénéficier de crédits à long terme, sans passer une grande partie de leur temps à demander un nombre croissant de subventions et de projets par le biais de procédures bureaucratiques épouvantables ou à justifier constamment l'utilisation scientifique des fonds qui leur sont alloués. Ce n'est qu'à ce prix qu'ils pourront revendiquer leur droit au temps, sans lequel aucun progrès intellectuel réel, aucune science libre et aucune éducation libre, solide et cohérente n'est possible.

Enfin, la démocratie doit être au cœur des universités et des institutions de recherche. Le débat critique avec les citoyens et la collégialité des décisions doivent remplacer la gestion de haut en bas venant de bureaucrates zélés et incompétents qui ne s'intéressent qu'à stimuler la concurrence et la soi-disant "excellence".

L'urgence sociale et écologique à laquelle le monde entier est actuellement confronté représente un intérêt général commun qui devrait nous pousser à nous unir si nous voulons relever tous ces défis. Un développement massif des connaissances scientifiques est aujourd'hui nécessaire pour assurer la transition écologique de nos sociétés et échapper à la catastrophe imminente. Des investissements publics représentant 3% du PIB des nations doivent être consacrés aux services publics de la recherche et de l'enseignement supérieur. Nous devons également riposter de manière organisée : il est temps de construire une alternative mondiale dans laquelle les universitaires et les scientifiques, les étudiants et les citoyens défendent les trois piliers de l'enseignement supérieur et de la recherche : l'indépendance de la production scientifique et intellectuelle, la libre critique et la gratuité de la transmission des connaissances.

Nous, signataires de cet appel, membres de la communauté académique et de la recherche ou du mouvement social dans son ensemble, nous venons du monde entier. Nous nous engageons ensemble à promouvoir les valeurs de la critique, de la collégialité et de la coopération dans le domaine scientifique et universitaire. Nous défendons des universités et des institutions de recherche bien dotées et libres d'intérêts privés. Nous luttons contre les conditions de travail précaires et nous promouvons un système alternatif de publication scientifique dans lequel la connaissance est libre et ouverte. Nous appelons à la constitution d'un réseau de solidarité internationale et au développement du savoir pour tous.

All over the world, Higher Education and Research are currently subject to the shock doctrine of neoliberalism, where knowledge is perceived as a mere way to improve competitivity of economy, as a possible source of benefits and as a tool of control for governments. This neoliberal agenda for science is implemented through a new mode of public management in which students, teachers and researchers have to become entrepreneurs of their cognitive capital and reputation. Far from the co-operative ideals of science and academia, universities and research institutions are managed like corporations, competing with one another to attract the "best" students and researchers. Research groups and collective bodies of work are almost systematically crushed or subverted. Science managers are supposed to look for funds and grants to employ an ever-larger mass of precarious staff, whose poor wages contrast with increasingly high earnings of a new managerial elite embodied in university presidents or vice-chancellors. Suffering at work affects most of a new intellectual proletariat. On another side, the madness of evaluation, the pressure to "publish or perish" and the privatization of scientific publishing lead to a soaring number of publications, which threatens both the quality of research and the open transmission of knowledge. This material war in which austerity goes along with privatization stands with an Orwellian ideological war where words, written in a poor and lying newspeak, lose their meaning. The desire for recognition of each leads to the servitude of all, the values of competition and utilitarianism are gaining ground in our scientific communities, where individuals are more and more isolated and dread being excluded from the game.

Fortunately, resistance has emerged, both in countries where the application of these policies was the most developed (Great Britain or Chile for instance) and in countries where they are still less advanced (France, Germany or Canada, especially the Quebec region). Everywhere, mobilizations propose alternatives to these neoliberal policies, which are very close to one another both in terms of values and concrete measures. Most crucially, we all share the view that knowledge is part of the commons of humankind, and that its value depends on its being shared with the greatest number. The other components of the alternative to neoliberal science stem from this principle.

First, the university must be free. But the fight for the effective abolition of tuition fees also demands that students be acknowledged the right to a substantial financial allowance which would guarantee their autonomy by giving them the means to deal with board and accommodation and to spare time to study.

Second, academics and researchers must not only have decent salaries and pensions, they must also be granted full positions with strong independence guarantees. This is a necessary condition if we want to avoid conflicts of interests between science, and the powers of money and politics.

They must also benefit from long-term credits, without spending much of their time applying for an increasing number of grants and projects through awful bureaucratic procedures or having to constantly justify the scientific use of funds allocated to them. It is only at this price that they will be able to claim for their right to time, without which no real intellectual progress, no free science and no free, solid and coherent education are possible.

Finally, democracy must be at the heart of universities and research institutions. The critical debate with the citizens and the collegiality of decisions must replace the top-down management coming from incompetent zealous bureaucrats only interested in stimulating competition and the so-called "excellence".

The social and ecological emergency that the whole world currently faces represents a common general interest that should push us to unite if we want to meet all these challenges. A massive development of scientific knowledge is now necessary to ensure the ecological transition of our societies and escape the looming disaster. Public investment amounting to 3% of the GDP of nations must be devoted to the public services of research and higher education. We also have to fight back in an organized manner: it is time to construct a global alternative in which scientists, students and citizens defend the three pillars of free higher education and research: independence of scientific and intellectual production, free criticism, and unrestricted transmission of knowledge.

The signatories of this call, whether members of the academic and research community or of the social movement as a whole, come from all over the world.

We commit ourselves together to promote the values of criticism, collegiality and co-operation in science and academia. We defend well-endowed universities and public research institutions that are free from private interests. We fight against precarious working conditions and we promote an alternative system of scientific publishing in which knowledge is free and open.

Überall in der Welt werden Hochschulen und Wissenschaft der neoliberalen Schockdoktrine unterworfen. Erkenntnis gilt nur noch als Mittel, die Wettbewerbsfähigkeit einer Volkswirtschaft zu fördern, Profite zu erhöhen, und die Gesellschaftskontrolle durch Regierungen zu erleichtern. Die Verwirklichung der neoliberalen Wissenschaftsagenda geht auch mit der Verallgemeinerung des Weltbildes des New Public Management einher: Studierende und WissenschaftlerInnen in Hochschulen und Forschunsgeinrichtungen werden zu Ich-Unternehmern des eigenen kognitiven Kapitals und des eigenen Lebenslaufes. In scharfem Kontrast zum kooperativen Ideal der freien Wissenschaft werden Hochschulen und Forschungszentren wie Großunternehmen gelenkt, und stehen jetzt in einem Wettbewerb um die “besten” Studierenden und WissenschaftlerInnen. Forschungsgruppen und Gemeinschaften werden beinahe systematisch untergraben oder zersplittert. Von der neuen Gruppe der Wissenschaftsmanagers wird nunmehr erwartet, dass sie eine immer größere Anzahl an befristetem Personal einstellen und selber nur noch nach Stipendien und Grants suchen. Die miserablen Löhne des wissenschaftlichen Prekariats kontrastieren immer mehr mit den hohen Einkommen der neuen führenden Kaste, die allzu oft von den Rektoren verkörpert wird. Arbeitsbedingtes Leiden schließlich ist das neue Los des neuen wissenschaftlichen Proletariats.

Entwickelt haben sich außerdem auch der Evaluationswahn, der Druck zum Publish or Perish und die latente Vereinnahmung der wisschenftlichen Edition durch kapitalitische Interessen. Die Folge ist eine immer höhere Anzahl an Publikationen. Dieser rasante Zuwachs stellt eine Bedrohung für die Qualität der Wissenschaft und die öffentliche Verbreitung des gemeinsamen Wissens dar. Dieser materielle Krieg, in dem Austerität und Privatisierung zusammenhängen, geht auch mit einem ideologischen Krieg einher: Wörter verlieren ihre Bedeutung, und wissenschaftspolitische Richtlinien folgen nur noch einem armen, trügerischen Neusprech Orwell’scher Prägung. Die Sehnsucht eines Jeden nach Anerkennung führt zur Unterwerfung aller, Wettbewerb und Utilitarismus prägen immer mehr das Weltbild der Wissenschaft. WissenschaftlerInnen als Personen drohen immer mehr, in die Isolierung oder gar in die Verbannung zu geraten.

Zum Glück sind neue Widerstandsformen entstanden, sowohl in den Ländern, wo diese Wissenschaftpolitik am Weitesten verwirklicht wurde (Großbritannien, Chile...), als auch dort, wo sie noch nicht ganz vollzogen ist (Frankreich, Deutschland oder Canada, vor allem Quebec). Die Protestbewegungen entwerfen Alternativlösungen zu dieser Agenda. Diese Vorschläge ähneln sich, sowohl auf der Ebene der Prinzipien als auch auf der der konkreten Maßnahmen. Wir teilen namentlich die Überzeugung, dass Erkenntnis ein Gemeingut der Menschheit ist. Je mehr eine Erkenntnis geteilt ist, umso mehr Wert hat sie. Die anderen Aspekte dieser Alternativlösungen hängen alle mit dieser Grundüberzeugung zusammen. Erstens muss Hochschulbildung kostenfrei sein. Der Kampf um die Abschaffung von Studiengebühren verlangt auch nach der Einführung eines Studieneinkommens, das die Selbständigkeit der Studierenden gewähren würde, indem es für Kost und Logis sorgen würde und ihnen mehr Zeit fürs Studium lassen würde.

Zweitens muss das Lehr- und Forschungspersonal nicht nur einen ordentlichen Lohn und eine gute Rente verdienen, es muss auch auf festen Stellen mit starken Unabhängigkeitsgarantien beschäftigt sein. Das ist eine Voraussetzung für eine Entwicklung der Wissenschaft weit von allen Interessenkonflikten mit Politik und Wirtschaft.

Garantierte stabile Forschungskredite sind ebenfalls erforderlich. Es ist nicht anzunehmen, dass WissenschaftlerInnen ihre Zeit manchmal größtenteils mit Anträgen für immer mehr Grants oder Stipendien verbringen, was öfter einem Marathonlauf durch endlose bürokratische Verfahren ähnelt, oder dass sie sich immer wieder für den wissenschaftlichen Gebrauch der kleinsten Summe rechtfertigen müssen, die ihrem eigenen Labor zuerkannt worden ist. Nur unter dieser Bedingung werden WissenschaftlerInnen ihr Recht auf Selbstbestimmung der eigenen Zeitlichkeit beanspruchen können, ohne welche keine freie Wissenschaft, kein geistiger Fortschritt und keine freie, solide Bildung möglich sind.

Das Prinzip der kollektiven und demokratischen Selbstbestimmung muss wieder ins Zentrum der Lehr- und Forschungseinrichtungen rücken. “Top-Down Management”, also die Vollmacht bürokratischer Inkompetenten, die keine anderen Wörter als “Wettbewerb” und “Exzellenz” kennen, muss der kritischen Auseinandersetzung mit den BürgerInnen und der kollegialen Beschlussbildung weichen.

Der soziale und ökologische Notstand, vor dem die ganze Welt steht, bildet die Grundlage eines konkreten Begriffes des universalen Gemeinwohls. Dies sollte uns zur internationalen Einheit zwingen, wenn wir diese Herausforderungen meistern wollen. Ein großer Sprung wissenschaftlicher Erkenntnisse ist nun erforderlich, wenn wir die ökologische Wende vollziehen wollen, und unsere Gesellschaften vor dem lauernden Untergang zu retten. Der öffentliche Dienst von Wissenschaft, Forschung und Akademia muss auf 3% des BIP gefördert werden. WissenschaftlerInnen, StudentInnen und BürgerInnen müssen auch gemeinsam für die drei Säulen der freien Lehre und Forschung kämpfen: Unabhängigkeit der geistigen und wissenschaftlichen Produktion, freie Kritik des jeweils aktuellen Erkenntnisstandes, und uneingeschränkten Zugang zur Erkenntnis.

Wir, die UnterzeichnerInnen dieses Aufrufes, sind Mitglieder der akademischen bzw. wissenschaftlichen Gemeinschaft, oder AktivistInnen der sozialen Bewegung. Wir kommen aus der ganzen Welt. Wir versprechen, die Prinzipien der freien Kritikäußerung, der kollegialen Beschlussbildung und der Kooperation in Hochschulen und Wissenschaft zu verteidigen. Wir fordern, dass öffentliche Hochschulen und Forschungseinrichtungen über die notwendigen Mitteln verfügen und vor Privatinteressen geschützt sind. Wir bekämpfen prekäre Arbeitsbedingungen. Wir unterstützen ein neues wissenschaftliches Publikationssystem, in welchem Erkenntnisse frei und zugänglich sind.

In tutto il mondo, l'Insegnamento Superiore e la Ricerca sono attualmente soggette alla dottrina dello choc del neoliberismo, in cui la conoscenza è vista come un semplice mezzo per migliorare la competitività dell'economia, come potenziale fonte di profitto e come strumento di controllo da parte dei governi. L’agenda neoliberale applicata alla scienza viene attuata attraverso una nuova modalità di gestione pubblica in cui studenti, insegnanti e ricercatori devono diventare imprenditori del loro capitale cognitivo e della loro reputazione. Lontano dagli ideali cooperativi della scienza e dell'insegnamento, le università e gli istituti di ricerca sono gestiti come imprese in concorrenza tra loro per attirare i "migliori" studenti e ricercatori. I gruppi di ricerca e il lavoro collettivo sono quasi sistematicamente eliminati o sovvertiti. Il personale dirigente e amministrativo delle istituzioni scientifiche è tenuto a cercare fondi e sovvenzioni per assumere una massa sempre maggiore di personale precario, i cui bassi salari contrastano con i redditi sempre più elevati di una nuova élite dirigenziale rappresentata da rettori e vicerettori universitari. La sofferenza sul lavoro colpisce la maggior parte di questi nuovi proletari intellettuali. Nello stesso tempo, la follia della valutazione, la pressione del "publish or perish" e la privatizzazione dell'editoria scientifica determinano un numero sempre più crescente di pubblicazioni, il che minaccia sia la qualità della ricerca che la trasmissione aperta del sapere. Questa guerra materiale in cui l'austerità va di pari passo con la privatizzazione è accompagnata da una guerra ideologica orwelliana in cui le parole, scritte in un linguaggio povero e fuorviante, perdono di significato. Il desiderio di riconoscimento di ciascuno conduce alla servitù di tutti, mentre i valori della competizione e dell'utilitarismo stanno guadagnando terreno nelle nostre comunità scientifiche, dove gli individui sono sempre più isolati e temono di essere esclusi dal gioco.

Fortunatamente sono emerse delle resistenze, sia nei paesi dove l'applicazione di queste politiche è stata più sviluppata (Gran Bretagna o Cile), sia nei paesi dove è ancora meno avanzata (Francia, Germania o Canada, in particolare in Quebec). Ovunque le mobilitazioni propongono delle alternative a tali politiche neoliberali, molto vicine tra loro sia in termini di valori che di misure concrete. Ancora più importante, tutti noi crediamo che la conoscenza sia parte del patrimonio comune dell'umanità e che il suo valore dipenda dalla sua condivisione con il maggior numero possibile di persone. Le altre componenti dell'alternativa alla scienza neoliberale derivano da questo principio.

In primo luogo, l'università deve essere libera. Ma la lotta per l'effettiva abolizione delle tasse universitarie richiede anche che agli studenti sia riconosciuto il diritto a un adeguato sostegno economico che garantisca loro autonomia, vitto, alloggio e tempo per studiare.

In secondo luogo, gli accademici e i ricercatori non solo devono avere stipendi e pensioni dignitosi, ma anche ottenere incarichi stabili e a tempo pieno con forti garanzie di indipendenza. Si tratta di una condizione assolutamente necessaria se vogliamo evitare conflitti di interesse tra l'istruzione, la scienza e i poteri del denaro e della politica.

Gli accademici e i ricercatori, inoltre, dovranno ricevere finanziamenti a lungo termine, senza spendere gran parte del loro tempo nella ricerca di sovvenzioni e progetti attraverso spaventose procedure burocratiche, o nella giustificazione costante dell'uso scientifico dei fondi loro assegnati. Solo a queste condizioni potranno rivendicare il loro diritto al tempo, senza il quale non è possibile alcun reale progresso intellettuale, nessuna scienza libera e nessuna formazione libera, solida e coerente.

Infine, la democrazia deve essere al centro delle università e degli istituti di ricerca. Il dibattito critico con i cittadini e la collegialità del processo decisionale devono sostituire la gestione dall'alto verso il basso da parte di burocrati zelanti e incompetenti, interessati solo a stimolare la concorrenza e la cosiddetta "eccellenza".

L'emergenza sociale ed ecologica che il mondo intero sta affrontando rappresenta un interesse generale comune che dovrebbe spingerci a unirci se vogliamo essere all’altezza di tutte queste sfide. Un massiccio sviluppo delle conoscenze scientifiche è oggi necessario per assicurare la transizione ecologica delle nostre società e per sfuggire all'imminente disastro. Gli investimenti pubblici che rappresentano il 3% del PIL delle nazioni devono essere destinati alla ricerca pubblica e ai servizi di istruzione superiore. Dobbiamo rispondere all’offensiva neoliberale in modo organizzato: è tempo di costruire un'alternativa globale in cui accademici e scienziati, studenti e cittadini difendano i tre pilastri del libero insegnamento superiore e della libera ricerca: l'indipendenza della produzione scientifica e intellettuale, la libera critica e la libera trasmissione della conoscenza.

Noi, firmatari di questo appello, membri della comunità accademica e della ricerca o del movimento sociale nel suo complesso, veniamo da tutto il mondo. Ci impegniamo insieme a promuovere i valori della critica, della collegialità e della cooperazione in campo scientifico e accademico. Difendiamo università e istituti di ricerca ben attrezzati e liberi da interessi privati. Lottiamo contro le condizioni di lavoro precarie e promuoviamo un sistema alternativo di pubblicazione scientifica in cui la conoscenza sia libera e aperta. Facciamo appello alla creazione di una rete di solidarietà internazionale e allo sviluppo della conoscenza per tutti.

Em todo o mundo, o Ensino Superior e a Pesquisa estão atualmente sujeitos à doutrina de choque do neoliberalismo, onde o conhecimento é percebido como uma mera forma de melhorar a competitividade da economia, como possível fonte de benefícios e como ferramenta de controle dos governos. Essa agenda neoliberal para a ciência é implementada por meio de um novo modo de gestão pública, no qual estudantes, professores e pesquisadores precisam se tornar empreendedores de seu capital e reputação cognitivos. Longe dos ideais cooperativos da ciência e da academia, universidades e instituições de pesquisa são administradas como corporações, competindo entre si para atrair os "melhores" estudantes e pesquisadores. Grupos de pesquisa e órgãos coletivos de trabalho são quase sistematicamente esmagados ou subvertidos. Os gerentes de ciência devem procurar fundos e doações para empregar uma massa cada vez maior de funcionários precários, cujos baixos salários contrastam com ganhos cada vez maiores de uma nova elite gerencial incorporada a presidentes de universidades ou vice-reitores. O sofrimento no trabalho afeta a maioria de um novo proletariado intelectual. Por outro lado, a loucura da avaliação, a pressão para "publicar ou perecer" e a privatização da publicação científica levam a um crescente número de publicações, o que ameaça tanto a qualidade da pesquisa quanto a transmissão aberta do conhecimento. Essa guerra material, na qual a austeridade acompanha a privatização, permanece com uma guerra ideológica orwelliana, na qual as palavras, escritas em uma fala pobre e mentirosa, perdem o sentido. O desejo de reconhecimento de cada um que leva à servidão de todos, os valores da competição e do utilitarismo estão ganhando terreno em nossas comunidades científicas, onde os indivíduos estão cada vez mais isolados e temem ser excluídos do jogo.

Felizmente, a resistência emergiu, tanto em países onde a aplicação dessas políticas era a mais desenvolvida (Grã-Bretanha ou Chile) quanto em países onde eles ainda estão menos avançados (França, Alemanha ou Canadá, especialmente a região de Quebec). Em todo lugar, as mobilizações propõem alternativas a essas políticas neoliberais, muito próximas umas das outras, tanto em termos de valores quanto de medidas concretas. Mais crucialmente, todos nós compartilhamos a visão de que o conhecimento é parte dos bens comuns da humanidade, e que seu valor depende de ser compartilhado com o maior número. Os outros componentes da alternativa à ciência neoliberal derivam desse princípio.

Primeiro, a universidade deve ser livre. Mas a luta pela abolição efetiva das mensalidades exige também que se reconheça aos estudantes o direito a um subsídio financeiro substancial que garanta sua autonomia, dando-lhes os meios para lidar com o conselho e a acomodação e poupar tempo para estudar.

Em segundo lugar, acadêmicos e pesquisadores devem não apenas ter salários e aposentadorias decentes, mas também devem receber cargos cheios com fortes garantias de independência. Essa é uma condição necessária se quisermos evitar conflitos de interesses entre educação, ciência e os poderes do dinheiro e da política. Eles também devem se beneficiar de créditos de longo prazo, sem gastar muito tempo solicitando um número crescente de doações e projetos por meio de procedimentos burocráticos terríveis ou justificando constantemente o uso científico dos fundos alocados a eles. É somente a esse preço que eles poderão reivindicar seu direito ao tempo, sem o qual nenhum progresso intelectual real, nenhuma ciência livre e nenhuma educação livre, sólida e coerente são possíveis.

Finalmente, a democracia deve estar no centro das universidades e instituições de pesquisa. O debate crítico com os cidadãos e a colegialidade das decisões devem substituir a gestão top-down, vinda de burocratas incompetentes e incompetentes, interessados ​​apenas em estimular a concorrência e a chamada "excelência".

A emergência social e ecológica que o mundo enfrenta atualmente representa um interesse geral comum que deve nos impulsionar a unir se quisermos enfrentar todos esses desafios. Um enorme desenvolvimento do conhecimento científico é agora necessário para garantir a transição ecológica de nossas sociedades e escapar do desastre iminente. O investimento público no valor de 3% do PIB das nações deve ser dedicado aos serviços públicos de pesquisa e ensino superior. Também temos que lutar de maneira organizada: é hora de construir uma alternativa global em que acadêmicos e cientistas, estudantes e cidadãos defendam os três pilares do ensino superior e da pesquisa: independência da produção científica e intelectual, crítica livre e transmissão irrestrita de conhecimento.

Nós, os signatários deste chamado, sejam membros da comunidade acadêmica e de pesquisa ou do movimento social como um todo, vêm de todo o mundo. Comprometemo-nos a promover os valores da crítica, colegialidade e cooperação na ciência e na academia. Defendemos universidades e instituições de pesquisa bem dotadas e livres de interesses privados. Lutamos contra condições de trabalho precárias e promovemos um sistema alternativo de publicação científica em que o conhecimento é livre e aberto. Apelamos à constituição de uma rede de solidariedade internacional e ao desenvolvimento do conhecimento para todos.

En todo el mundo, la Educación Superior y la Investigación están sometidas actualmente a la doctrina de choque del neoliberalismo, donde el conocimiento se percibe como una mera forma de mejorar la competitividad de la economía, como una posible fuente de beneficios y como una herramienta de control para los gobiernos. Esta agenda neoliberal de la ciencia se implementa a través de un nuevo modo de gestión pública en el que los estudiantes, docentes e investigadores deben convertirse en emprendedores de su capital cognitivo y de su reputación. Lejos de los ideales cooperativos de la ciencia y la educación, las universidades y las instituciones de investigación se manejan como empresas, compitiendo entre sí para atraer a los "mejores" estudiantes e investigadores. Los grupos de investigación y los cuerpos colectivos de trabajo son aplastados o subvertidos casi sistemáticamente. Se supone que los administradores de la ciencia deben buscar fondos y subvenciones para emplear a una masa cada vez mayor de personal precario, cuyos bajos salarios contrastan con los ingresos cada vez más altos de una nueva élite gerencial encarnada en los rectores y vice-rectores de las universidades. El sufrimiento en el trabajo afecta a la mayoría del nuevo proletariado intelectual. Por otro lado, la locura de la evaluación, la presión para "publicar o perecer" y la privatización de la publicación científica conducen a un número creciente de publicaciones, lo que amenaza tanto la calidad de la investigación como la transmisión abierta del conocimiento. Esta guerra material, en la que la austeridad va de la mano con la privatización, está acompañada de una guerra ideológica orwelliana en la que las palabras, escritas en un lenguaje pobre y mentiroso, pierden su significado. El deseo de reconocimiento de cada uno conduciendo a la servidumbre de todos, los valores de la competencia y el utilitarismo están ganando terreno en nuestras comunidades científicas, donde los individuos están cada vez más aislados y temen ser excluidos del juego.

Afortunadamente, han surgido resistencias, tanto en los países en los que la aplicación de estas políticas era la más desarrollada (tal como Gran Bretaña o Chile) como en aquellos donde no lo están tanto (Francia, Alemania o Canadá, especialmente la región de Quebec). En todas partes, las movilizaciones proponen alternativas a estas políticas neoliberales, muy próximas entre sí, tanto en términos de valores como de medidas concretas. Lo más importante es que todos compartimos la opinión de que el conocimiento forma parte del patrimonio común de la humanidad y que su valor depende de que se comparta con el mayor número posible de personas. Los otros componentes de la alternativa a la ciencia neoliberal provienen de este principio.

Primero, la universidad debe ser libre. Pero la lucha por la abolición efectiva de los derechos de matrícula exige también que se reconozca a los estudiantes el derecho a una asignación financiera sustancial que les garantice su autonomía, ofreciéndoles los recursos para la comida y el alojamiento y tiempo libre para estudiar.

En segundo lugar, los profesores y los investigadores no sólo deben tener salarios y pensiones decentes, sino que también se les deben conceder puestos plenos con fuertes garantías de independencia. Esta es una condición necesaria si queremos evitar conflictos de intereses entre la educación, la ciencia y los poderes del dinero y la política.

También deben beneficiarse de créditos a largo plazo, sin tener que dedicar gran parte de su tiempo a solicitar un número cada vez mayor de subvenciones y proyectos a través de procedimientos burocráticos espantosos ni tener que justificar constantemente el uso científico de los fondos que se les asignan. Sólo a este precio podrán reivindicar su derecho al tiempo, sin el cual no es posible ningún progreso intelectual real, ninguna ciencia libre y ninguna educación libre, sólida y coherente.

Por último, la democracia debe estar en el centro de las universidades y las instituciones de investigación. El debate crítico con los ciudadanos y la colegialidad de las decisiones deben sustituir a la gestión de arriba hacia abajo procedente de burócratas celosos e incompetentes interesados únicamente en estimular la competición y la llamada "excelencia".

La emergencia social y ecológica a la que se enfrenta actualmente todo el mundo representa un interés general común que debería impulsarnos a unirnos si queremos hacer frente a todos estos retos. Ahora es necesario un desarrollo masivo del conocimiento científico para garantizar la transición ecológica de nuestras sociedades y escapar de la catástrofe que se avecina. La inversión pública, que tiene que ascender al 3% del PIB de las naciones, debe dedicarse a los servicios públicos de investigación y educación superior. También tenemos que contraatacar de manera organizada: es hora de construir una alternativa mundial en la que académicos y científicos, estudiantes y ciudadanos defiendan los tres pilares de la educación superior y la investigación: independencia de la producción científica e intelectual, crítica libre y transmisión ilimitada del conocimiento.

Nosotros, los firmantes de este llamamiento, miembros de la comunidad académica y de investigación o del movimiento social en su conjunto, venimos de todas partes del mundo. Nos comprometemos juntos a promover los valores de la crítica, la colegialidad y la cooperación en la ciencia y la academia. Defendemos universidades e instituciones de investigación bien dotadas y libres de intereses privados. Luchamos contra las precarias condiciones de trabajo y promovemos un sistema alternativo de publicación científica en el que el conocimiento es libre y abierto. Pedimos la constitución de una red de solidaridad internacional y del desarrollo del conocimiento para todos.


Prénom *
First name *
Vorname *
Nome *
Nome *
Nombre *

Nom *
Last name *
Name *
Cognome *
Sobrenome *
Apellido *




e-mail *












Posts les plus consultés de ce blog

Météo des Luttes – janvier-février 2019 –

World

fr-FR en-EN de-DE es-ES it-IT pt-PT

Météo des Luttes – janvier-février 2019 –

Barometer of struggles – January-February 2019 –

Streikwetterdienst – Januar / Februar 2019 –

Barómetro de las luchas – enero-febrero de 2019 –

Meteo delle lotte – gennaio-febbraio 2019 –

Clima das lutas – Janeiro-Fevereiro de 2019 –

Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...

All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…

Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.

En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…

In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…

Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
Neste boletim meteorológico, relatamos algumas dessas batalhas, locais e universais…

  1. En Afrique
    • Guinée
      Après plus de trois mois de grève liés à des revendications salariales, les enseignants ont repris les cours car un accord a enfin été trouvé avec le gouvernement.
    • Niger
      NewImageLes enseignants-chercheurs ont lancé une grève de 72 heures à partir du 18 février. Leurs revendications portent sur de meilleures conditions de vie et de salaire ainsi que sur la poursuite des élections des recteurs des universités du pays par toute la communauté universitaire et non par nomination du ministère de l’Enseignement supérieur.
    • République démocratique du Congo
      Après trois jours de coupure d’eau et d’électricité sur le campus de l’Université de Lubumbashi suite à des pluies diluviennes, une manifestation des étudiants a mal tourné le 27 janvier.
    • Sénégal
      Les étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis continuent de réclamer leurs bourses en ce début d’année 2019 et ont décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures. Ils sont aussi en colère contre les ruptures d’approvisionnement de l’eau potable au sein du campus et la non-disponibilité du WIFI.

      Au printemps 2018, comme en 1968, c’est pour réclamer des bourses d’un niveau suffisant que les étudiants sont descendus dans la rue et que des heurts importants ont eu lieu avec les forces de l’ordre tuant un étudiant de l’UGB par balle le 15 mai.

    • Tunisie
      NewImageAlors que le Fonds monétaire international presse le gouvernement tunisien de geler les salaires du secteur public afin de réduire le déficit budgétaire, un mouvement de grève a été massivement suivi dans la fonction publique depuis novembre dernier. Un accord sur les augmentations salariales a finalement été signé le 7 février par le gouvernement et l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), annulant par là-même la grève générale qui était prévue les 20 et 21 février. Toutefois, selon le secrétaire général de l’UGTT, la mobilisation du personnel du secondaire doit se poursuivre tant que le dossier des retenues sur les salaires du personnel gréviste n’est pas réglé.
  2. En Amérique Latine
    • Colombia
      NewImageEntre octubre y diciembre de 2018, los estudiantes han convocado acciones de lucha en todo el país no sólo para exigir más presupuesto para las universidades públicas sino también para denunciar los crímenes de líderes sociales y la represión durante las marchas. Los estudiantes, los profesores y el Gobierno Nacional de Ivan Duque llegaron a un acuerdo el 14 de diciembre de 2018. A ver cómo va a suceder con la mesa de diálogo entre los diferentes actores para seguir e implementar concretemente los acuerdos…
  3. En Amérique du Nord
    • United States
      More than 30 000 teachers on the streets of Los Angeles on January 14. Something we have not seen since 1989 ! These teachers of public schools are fighting to get higher salaries and better learning environment for children who are often more than 40 in a class. The strike could snowball in the United States and help to strengthen the fight against privatization of education.

      Following Los Angeles, labour actions took place in half a dozen states. In Denver, after a three-day strike, a first in 25 years, teachers won on February 14. Denver School District will allow an average 11.7 percent pay raise and annual cost of living increases. This « historic deal », as described by the Denver Teachers School Association (DTSA), addresses the teachers’ biggest concern about the unfair and non-transparent merit-pay system.

      In West Virginia, teachers walked off the job for a second time in the year on tuesday 19 February. But this time, they are not fighting for pay raises. They’re protesting Republican efforts to privatize public education.

  4. En Europe
    • Albanie
      En réaction à la hausse annoncée des droits d’inscription, des milliers d’étudiants albanais étaient dans la rue le 11 décembre 2018. Cette révolte étudiante, qui bouscule le pouvoir, remet en cause non seulement la démocratie mais aussi les politiques néolibérales appliquées par les principaux partis, analysent Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin dans un article de Mediapart.
    • Belgique
      Des dizaines de milliers d’étudiants soutenus par l’association Youth for climate, « brossent » les cours….
    • France
      Carre rouge soutien 600Le 19 novembre 2018, le Premier Ministre Édouard Philippe a annoncé l’augmentation des frais d’inscription des étudiants étrangers non-européens. La mesure, présentée comme un vecteur de ressources nouvelles dans une stratégie d’attractivité internationale des universités françaises, prévoit une hausse de près de 1600% de ces frais ! Pour s’y opposer, de nombreuses mobilisations se poursuivent dans tout le pays, organisées par les principaux syndicats (FAGE, Solidaires, UNEF), ainsi que des collectifs d’étudiants et d’enseignants-chercheurs.

      Au cours des semaines, les mobilisations s’intensifient et se diversifient. Pour suivre en direct l’évolution du conflit, le site du collectif université ouverte recense les actions en cours et prévues dans toute la France, dans l’attente de la parution d’un décret.

      Les étudiants appellent par ailleurs à une convergence des luttes avec les lycéens, les syndicats, le mouvement des gilets jaunes et la lutte pour le climat.

      De leur côté, des enseignants en colère du primaire, du secondaire ou de l’enseignement agricole réclament une revalorisation de leurs salaires, une meilleure reconnaissance de leur métier et moins de précarité. Organisés sur les réseaux sociaux, ces « stylos rouges » regroupent 60 000 internautes sur Facebook, se mobilisent un peu partout en France et ont publié un manifeste téléchargeable ici.

    • Germany
      In Berlin, thousands of students held a strike against the coal Commission on Friday January 25th demanding an end to fossil fuels. Germany's deal sets a 2038 end date for coal, but it's not ambitious enough
    • Netherlands
      An estimated 10,000 students marching through The Hague to protest climate change on February 7th.
    • Suisse
      Une mobilisation de la jeunesse d’ampleur nationale en faveur du climat s’est déroulée, le 18 janvier, dans 15 villes helvétiques dont Neuchâtel, Zurich et Genève.
    • United Kingdom
      NewImageAfter the strikes against pension cuts in 2018 voted in 61 universities through the University and College Union (UCU) action, new strikes dates are announced at 16 English colleges in pay row, starting on Tuesday 29 January.
  5. En Océanie
    • Australia
      Thousands of school students protest and walk out of class on Fridays and will be ready to follow the global strike4 on climate on March 15.

À l’origine de notre Internationale

NewImage

L’idée de l’Internationale des Savoirs pour Tous est née le 25 mai 2018, au cours d’une journée de débats sur l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR), organisée à l’Assemblée Nationale par « La France Insoumise ». 

Alors que se déroulait, au même moment, une énième messe néolibérale liée au processus de Bologne, cette rencontre, intitulée « Pour une Université européenne insoumise » et dont on trouvera ici le programme complet, visait plusieurs objectifs :
- passer au crible de la critique les fondements, la mise en œuvre et les conséquences des politiques libérales de l’ESR en France, en Europe et dans le monde,
- dresser un état des lieux des luttes des étudiants et des personnels de l’ESR, que celles-ci soient passées ou en cours et au niveau local, national ou à l’échelle internationale,
- démontrer qu’il existe désormais, dans quasiment tous les pays, des revendications, des propositions de réforme, des programmes alternatifs aux politiques néolibérales de l’ESR.

Cette journée, qui donna lieu à plusieurs tables-rondes et ateliers dont on peut voir ici la restitution filmée, fut couronnée de succès. D’une part, elle rassembla un large public (étudiants, universitaires, chercheurs, militants associatifs, syndicaux et politiques) en provenance de nombreux pays (Allemagne, Argentine, Colombie, Espagne, France, Grèce, Italie, Royaume-Uni, Suède…). D’autre part, la qualité des interventions, la richesse des débats, furent l’occasion pour les participants d’identifier de multiples points de convergence et donnèrent à chacun l’envie de continuer, de se fédérer.

Au cours de l’été, un appel commun à la création d’un réseau alternatif mondial de l’ESR fut donc rédigé. Intitulé dans sa version française « La science pour le plus grand nombre, pas pour l’argent », il fut traduit en plusieurs langues (anglais, espagnol, italien, portugais) et adressé pour signature aux participants de la journée du 25 mai, ainsi qu’à certains de leurs contacts. Bien que diffusé avec très peu de moyens, cet appel connut un écho certain. Fin 2018, plus de 100 signataires, individus ou collectifs, représentant 22 pays, avaient rejoint le réseau.

Le temps était donc venu de lui donner un nom et de le rendre plus visible, plus actif. Ainsi naquirent « L’Internationale des Savoirs pour Tous » et ce blog pour contribuer à sa vitalité.

La mercantilización a hombros de gigantes: la universidad pública española, de casa de citas a cueva de plagiarios

es-ES

La mercantilización a hombros de gigantes: la universidad pública española, de casa de citas a cueva de plagiarios

NewImage


Las universidades públicas, parafraseando a Newton, pueden producir conocimiento porque sus docentes han sido capaces de subirse a hombros de gigantes, que abrieron en el pasado, o abren en el presente, sus campos de conocimiento e investigación. Las abundantes citas bibliográficas que los académicos utilizan en sus libros y artículos son el registro de su recorrido y muestran la huella de los hombros donde se encaramaron. En este sentido, la universidad siempre será una casa de citas. Cuando, animada por su mercantilización neoliberal, ha comenzado a caminar en la dirección contraria, en la de, por ejemplo, Fernando Suárez –ex-rector de la Universidad Rector de la Rey Juan Carlos–, se convierte en una cueva de plagiarios. Universitarios corruptos que, viviendo en Lilliput, pero agraciados por los beneficios del mercado, se transforman en ciudadanos de Brobdingnag. Y universidades corruptas que lo permiten, o bien mirando hacia otro lado o, directamente, promocionando dichas prácticas. La creciente mercantilización de la universidad pública española ha propiciado ambos tipos de corrupción de la cual hoy somos testigos.

Un poco de historia para situarnos. La modernización de la universidad franquista durante últimas décadas del siglo pasado no supuso una ruptura con sus principios jerárquicos y sus formas de gestión autoritarias. Fue, como ocurrió en el resto de las instituciones españolas, una reforma que los actualizó y los legitimó en un contexto político formalmente democrático. Aunque se amplió el acceso a la formación superior y se incorporaron nuevos alumnos y, sobre todo, alumnas procedentes de sectores sociales históricamente excluidos, la universidad pública de la transición/transacción se diseñó como una ‘empresa económica’ y no como una empresa social. Los gestores universitarios de entonces ya comenzaron a organizar sus planes de estudio, su administración interna y las líneas de investigación  escuchando voces que les transmitían las ‘demandas del mercado’. El resultado de aquel proceso configuró una universidad pública, poco pública, e insuficientemente autónoma y democrática. Dicho de otro modo, el mestizaje entre los ‘muertos vivientes’ del academicismo franquista y los ‘vivientes muertos’ de la incipiente mercantilización neoliberal impidieron la plena consolidación de una universidad realmente pública autónoma y democrática. La universidad como un ´bien común’ ciudadano, con unos usos sociales en la docencia e investigación dirigidos a impulsar la igualdad de oportunidades y la democratización de los usos sociales del conocimiento, quedaron relegados a un segundo plano. Una universidad que no fue.

Ya en los inicios del siglo XXI, las políticas educativas del PP, así como la reforma del espacio europeo de la educación superior y su concreción en el Plan Bolonia consolidaron dicho proceso en el contexto de la globalización neoliberal. Por primera vez, con el gobierno de Aznar, se puso en marcha una Agencia Nacional de Evaluación de la Calidad y Acreditación (ANECA) que permitía, o no, los títulos universitarios y acreditaba, o no, a los docentes y su investigación en función de su productividad y competitividad. Una agencia de acreditación al estilo de las empresas americanas de calificación de riesgos que no fueron capaces de ver los riesgos de Lehman Brothers. La opacidad de este modelo, sumada al papanatismo y la ceguera con que buena parte de la comunidad universitaria de esos años aceptó estas reformas, ha acabado convirtiéndose en el orden vigente, inamovible e impenetrable. Algunos de sus productos más tóxicos son los sexenios de investigación, el programa Docentia o el sistema de acreditación del profesorado, entendido como una espiral de méritos inacabables y a veces inalcanzables. Este engranaje mantiene al profesorado encerrado en sus despachos, produciendo los méritos que se les demandan, cada vez más lejos de la realidad de las aulas.

La burbuja y la retórica de la excelencia, con todo un nuevo campo semántico: ‘satisfacción’, ’innovación’ ‘calidad’, emprendedor’, ‘motivación’, ‘objetivos estratégicos’, ‘buenas prácticas’... ha servido para impulsar e impregnar las prácticas investigadoras y docentes del nuevo espíritu del neoliberalismo universitario. Un espíritu que concibe a estudiantes y profesores como empresarios de sí mismos. Las nuevas regulaciones normativas han impuesto al personal docente e investigador una evaluación permanente con objetivos cada vez más difíciles de alcanzar. Por añadidura, la responsabilidad de no alcanzarlos recae, única y exclusivamente, sobre ellos. La culpa recae sobre la víctima. En última instancia, la praxis de la excelencia ha bloqueado de hecho la posibilidad de un trabajo docente digno al subordinarlo a la productividad investigadora. Aquellos que no han producido el tipo de investigación exigido por los criterios productivistas y bibliométricos han sido penalizados con más docencia. El incremento de la precariedad laboral y la creciente e imparable presencia del estrés y la presión mental sobre los docentes son hoy la auténtica cara de la excelencia.

Por las puertas laterales de este edificio o por las principales, como la del Instituto de Investigación de Álvarez Conde en la Universidad Rey Juan Carlos se han ido colando, colocando y titulando en estos últimos años todos aquellos personajes que, como Cifuentes, Casado o Montón, han tenido pocos reparos en intercambiar prestigio político o económico por credenciales académicas. Su responsabilidad, como ya hemos señalado, no es única. No es un gesto corrupto aislado. En una universidad crecientemente burocratizada, individualizada, tan marcada por la competitividad, la carrera y las promociones, el sentido de lo público en la docencia y en la investigación ha acabado debilitándose. Lo importante es conseguir el título, la acreditación, el índice de impacto, el certificado adecuado que puede permitir obtener los puntos para posicionarte bien en los baremos. En esta guerra sin cuartel por posicionarse y acaparar méritos, comienza a valer todo. Este es el mensaje que la elite promocionista del profesorado universitario ha dirigido a todo el resto de profesores. Una elite que muchas veces ha ocupado los espacios de gestión y el gobierno de las universidades. En estos espacios, se ha especializado en diseñar los sistemas de control para gobernar el acceso del profesorado, pero, evidentemente, no se ha ocupado de poner en marcha sistemas de control a su propia actuación en los institutos universitarios, departamentos, cátedras de empresa, fundaciones y otras instituciones que campan a sus anchas. Nos ofrecen una fachada de excelencia tras la que reina una corrupción institucionalizada. Como ocurrió en Lehman Brothers. El evaluador no es evaluado.

El resultado ha acabado siendo esta universidad tóxica, zombie, mercantilizada y otros elocuentes adjetivos propuestos por profesores ingleses y americanos que han investigado sobre los efectos de este modelo neoliberal en sus propias universidades, golpeadas durante las últimas décadas por todo un catálogo de horrores que da forma a una universidad sin sentido, desorientada, enfermiza. Nuestra universidad responde también a este retrato. Sí queremos evitar su desaparición es urgente trabajar por construir otra universidad que como ‘bien común’ sea realmente pública, autónoma y democrática.

José Manuel Rodríguez Victoriano y Antonio Santos Ortega son profesores de la Facultad de Ciencias Sociales y representantes de CGT en la Junta de PDI de la Universidad de Valencia

Primera publicación en infoLibre el 26/09/2018