Des lycéens et étudiants du monde entier pour le climat

 

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Des lycéens et étudiants du monde entier pour le climat

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Ce mouvement de grande ampleur a démarré en Suède sous l’impulsion de la jeune Greta Thunberg, dont l’intervention, en décembre 2018, lors de la conférence mondiale des Nations Unies sur le changement climatique (COP24), à Katowice, en Pologne, a fortement marqué les esprits.

En Suisse, la première manifestation a eu lieu le 14 décembre 2018. « Changeons le système, pas le climat ! », a-t-on ensuite entendu au cours de la mobilisation d’ampleur nationale qui s’est déroulée dans 15 villes helvétiques dont Neuchâtel, Zurich et Genève le 18 janvier.

En Belgique, des dizaines de milliers de jeunes, soutenus par l’association Youth for Climate, brandissant des pancartes en français, en néerlandais et en anglais, ont décidé de « brosser » les cours [expression belge pour parler de l’école buissonnière, NdlR] afin d’interpeller les dirigeants politiques sur une préoccupation de plus en plus fondamentale pour eux : leur avenir… sur cette planète !

On retrouve le même phénomène en Australie, aux Pays Bas ou en Allemagne. Ainsi, à Berlin, des milliers d’étudiants se sont mis en grève le 25 janvier 2019 contre les propositions de la Commission du Charbon. Ils demandent l’arrêt des énergies fossiles et jugent que l’accord actuel à échéance de 2038 n’est pas suffisamment ambitieux.

En France, des étudiants et lycéens de la région parisienne, réunis en assemblée générale « inter-fac » le 8 février 2019, ont eux aussi décidé de participer au mouvement. Ils annoncent que la première grève pour le climat aura lieu le vendredi 15 février et se répétera toutes les semaines. « Nous entrerons en résistance, car face à l’inaction politique la seule solution est la désobéissance civile », peut-on lire dans le « Manifeste de la jeunesse pour le climat », rédigé par un groupe de travail émanant de l’assemblée générale. Avec, pour le 15 février, une leçon n°1, toute pleine d’humour autant que de fermeté, destinée au gouvernement d’Édouard Philippe. D’autres leçons sont prévues, au fur et à mesure que s’égrèneront les vendredis.

En outre, en solidarité avec les Gilets Jaunes, ils proposent de se joindre aux fameux « actes » du samedi. « Vendredi vert, samedi jaune », lit-on dans le même manifeste.

Enfin, rappelons que la jeune suédoise Greta Thunberg a appelé à une « Grève mondiale de la jeunesse pour le climat » le 15 mars prochain. Elle s’annonce d’ores et déjà très suivie comme, par exemple, en Australie.